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À Pétion-ville, les odeurs d’urine, de poulets et d’ordures empuantissent les rues

À Pétion-ville, les odeurs d’urine, de poulets et d’ordures empuantissent les rues

La rue Lambert à Pétion-Ville est un cas patent bien que les rues Moïse, Geffrard et des d'autres avoisinantes soient occupées par des marchands. Des piles d'immondices, un peu partout, jonchent la rue Lambert, des poubelles qui débordent, des étalages sur les trottoirs et sur la chaussée engendrant des bousculades bref, c'est l'entrée principale de la commune de Pétion-Ville.

Les marchés informels prolifèrent un peu partout dans la région métropolitaine de Port-au-Prince et ne cessent de dégrader l’image des communes, pour les usagers c’est l’enfer quotidien sur ce tronçon de route (rue Lambert) qui semble vouloir rivaliser en insalubrité avec la Capitale.

D’ailleurs, les marchands ont trouvé une formule: la rue aux piétons et les trottoirs aux marchandises.

Cette rue qui donne accès à l’entrée de cette belle commune accueille toute sorte de commerces informels, des marchands de saucisses qui baladent avec des bombonnes de gaz propane, des brouettes de produits cosmétiques, des marchands de barbecue, des vendeurs de vêtements ambulants, de mangues, de tissus…, une vraie « banboch ».

Ce n’est pas seulement les odeurs de fientes de poules qui dérangent, les passants doivent affronter cela tous les jours pour qu’ils puissent avoir accès à cette commune. Certains observateurs dénoncent quotidiennement une aussi dégradante image de la commune.

Ils reconnaissent que les autorités municipales de Pétion-Ville, de concert avec la police, entreprennent parfois quelques actions pour tenter de libérer les rues en faisant déguerpir les petits marchands, mais c’est toujours de manière provisoire.

Dès fois, les marchands jouent à cache-cache avec les forces de l’ordre. Ces commerçants pensent que c’est en exposant leurs marchandises sur la chaussée qu’ils attirent mieux les clients.

Les usagers de la route appellent à l’intervention des autorités municipales qui devraient appliquer leur fameuse formule: « les trottoirs aux piétons, les marché aux marchandes, la rue aux véhicules ».

Notons que c’est au lendemain du séisme du 12 janvier 2010 que la plupart des rues de Pétion-Ville se sont transformées en marchés publics et échappent ainsi au contrôle des autorités.

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