Affaire Carl Murat Cantave: Victime d’agression physique, Marie Ginette Lundy n’aura droit qu’à une simple compensation

Affaire Carl Murat Cantave: Victime d’agression physique, Marie Ginette Lundy n’aura droit qu’à une simple compensation

L’ancien sénateur Carl Murat Cantave, accompagné de ses avocats, s’est présenté, ce mercredi, par devant le parquet près le tribunal de première instance de Port-au-Prince pour répondre des accusations d’agression physique contre sa servante, Marie Ginette Lundy. L’affaire a été traitée par un conseil de substitut constitué des magistrats Charles Norgès, Unide Legerme et Albert.

Au terme trois heures de débats, le parquet a demandé aux parties de trouver une entente à l’amiable. Une décision saluée par Me Osner Févry, l’un des avocats de l’ancien président de l’assemblée nationale.

« Nous estimons que le commissaire a pris une bonne décision quand il a demandé aux parties de s’entendre », a déclaré l’homme de loi avant de poursuivre qu’une compensation sera accordée à la victime, sous peu.

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« D’ici la semaine prochaine, on offre une compensation humanitaire à la dame, pour avoir rendu ses services à la famille Cantave depuis plus de dix (10) ans », a renchéri Me Févry qui a tenu à souligner que cette somme ne sera pas un dédommagement.

« On va s’entendre et tôt ou tard, vous n’entendrez plus parler de cette affaire. Elle sera classée sans suite », a affirmé, avec assurance, le défenseur de M. Cantave.

Pour sa part, l’ex parlementaire déclare avoir été victime d’un vaste complot visant à assassiner son caractère. M. cantave estime que ce complot n’est ni fondé ni justifié puisque, soutient-il, le certificat médical de Mme Lundy, ne révèle aucune trace d’agression physique.

De son côté, Me Arnel Remy, avocat de plaignante, fait savoir que si les parties ne parviennent pas à s’entendre dans un délai de trois (3) jours, l’affaire sera transféré par devant le tribunal correctionnel.

Rappelons qu’aux dires de Mme Lundy, l’ancien sénateur Cantave, qui avait déjà boudé une invitation du parquet, le lundi 6 juin 2022, avait déclaré, après la bagarre, qu’il a des proches au sein du gouvernement et de l’appareil judiciaire avec lesquels il entretient de bonnes relations et que, par conséquent, personne ne peut le poursuivre en justice.

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