Affaire des armes saisies à Saint Marc: un condamné aux États-Unis, le nom du sénateur Hervé Fourcand cité

Affaire des armes saisies à Saint Marc: un condamné aux États-Unis, le nom du sénateur Hervé Fourcand cité

Le jeudi 31 janvier, Junior Joël Joseph, un ancien sergent du corps des marines des États-Unis d’Amérique a été condamné par un tribunal fédéral pour conspiration afin d’exporter illégalement des armes et des munitions vers Haïti.

Du même coup, le nom d’un « politicien » haïtien qui aurait servi comme facilitateur de Junior Joël Joseph pour dédouaner sans difficultés des armes et des munitions dissimulées dans un camion Mitsubishi, intercepté par les douanes haïtiennes, au port de St-Marc fin 2016, est cité.

Ce politicien selon Miami Herald, c’est Hervé Fourcand, sénateur du Sud membre du PHTK.

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Les messages WhatsApp révélés par la poursuite montrent des conversations entre Junior Joel Joseph et le sénateur Hervé Fourcand, un frère du sénateur Fourcand et Edouard dont le pseudonyme est « Dollar », et un associé de l’ancien chef de la Police nationale d’Haïti, Godson Orélus, lit-on dans le Miami Herald. « Ils étaient tous impliqués pour s’assurer que les armes arrivent en Haïti », a indiqué l’assistante du procureur, Adrienne Rabinowitz, rapportée par le Miami
Herald. Le lien: https://amp.miamiherald.com/news/nation-world/world/americas/haiti/article225351960.html?__twitter_impression=true Le 27 juin 2016.

Junior Joël Joseph a négocié avec une personne en Haïti pour vendre les armes (166 fusils semi-automatiques) et a reçu du sénateur Fourcand un message lui demandant des informations sur le camion et le nom du bateau, lit-on dans le Miami Herald. Junior Joël Joseph a agi ainsi bien qu’ayant été informé via email du Département d’Etat Américain, le 10 mai, ne pas avoir obtenu la licence d’exportation d’armes et de munitions pour sa compagnie Global Dynasty corps pour exporter des armes et des munitions en Haïti à cause de l’embargo sur la vente d’armes vers Haïti mis en place par les États-Unis sur ces équipements après le coup d’État militaire contre Jean Bertrand Aristide, en septembre 1991. « Avant même l’arrivée des armes et après le refus de lui délivrer les licences, Junior négociait avec le sénateur Fourcand concernant cet envoi (shipment) », lit-on dans le Miami Herald. Junior Joseph a donné des informations au sénateur en Haïti qui allait essayer de s’assurer que la «chose » (stuff) passe les douanes. Le sénateur Jean Hervé Fourcand n’est cependant pas inculpé dans ce dossier. Mais son nom ainsi que celui de l’ex-chef de la police, Godson Orélus, inculpé par la justice haïtienne en rapport à cette cargaison d’armes sont cités dans ce procès, lit-on dans le Miami Herald.

L’avocat de Junior Joseph a rejeté la faute sur le frère du condamné, Jimmy Joseph qui, selon lui, a induit son client en erreur.

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