Affaire Jean Dominique : les assassins courent les rues 18 ans après

Affaire Jean Dominique : les assassins courent les rues 18 ans après
Affaire Jean Dominique : les assassins courent les rues 18 ans après

18 ans déjà depuis que le journaliste Jean Dominique a été assassiné. L´enquête ouverte sur son assassinat piétine. En fait, le dossier connait un blocage systématique depuis quatre ans au niveau de la Cour de Cassation.
Une demande en récusation de la Cour d´appel a été produite par l’ancienne sénatrice du parti Fanmi Lavalas, Mirlande Libérus Pavert, présumée auteure intellectuelle de l’assassinat, la Cour de Cassation n´a toujours pas dit son mot.
Joint au téléphone par Haïti 24, le responsable de l’association SOS Journalistes, Guyler C. Delva a rapporté que la Cour de cassation souffre actuellement d’un problème d’effectif qui paralyse l’avancement de l’enquête.

¨Dotée pour l’heure de seulement six membres sur douze, la Cour de Cassation ne peut se réuni avec les trois juges manquants’’, a précisé le Journaliste Delva citant les propos de Me Jules Cantave, Président de la Cour.
Il faut attendre que l´effectif de la Cour de Cassation soit complet pour que le dossier quitte les tiroirs, a indiqué M. Delva qui encourage le Parlement notamment le Sénat de la République à jouer sa partition.
Guyler C. Delva aurait reçu des signaux positifs de la part de ces autorités qui lui font croire que le processus pour compléter l´effectif de la Cour de Cassation allait s´accélérer.
Dénonçant l’impunité qui entoure l’affaire Jean Léopold Dominique, Guy Delva fustige le comportement des différents gouvernements qui se sont succédé et qui n’ont rien fait pour que justice soit rendue à l’ancien Directeur général de Radio Haïti Inter.
Plus loin, M. Delva regrette que plusieurs témoins qui pouvaient faire des révélations importantes dans le cadre de cette affaire soient assassinés, notamment Oriel Jean, ex-responsable de la sécurité de l’ancien président Jean-Bertrand Aristide
Ainsi, il a demandé au Président de la République, Jovenel Moïse, et au Sénat de la République de prendre des dispositions pour combler les postes vacants à la Cour de cassation afin de remédier à cette situation.

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