Affaire Petrocaribe : Laurent Lamothe continue de dénoncer les irrégularités et mensonges du rapport-Beauplan

Affaire Petrocaribe : Laurent Lamothe continue de dénoncer les irrégularités et mensonges du rapport-Beauplan
Affaire Petrocaribe : Laurent Lamothe continue de dénoncer les irrégularités et mensonges du rapport-Beauplan

62 irrégularités et allégations mensongères ont été dénombrées par l’ancien premier Ministre Laurent Lamothe, indexé dans le rapport de la commission chargée d’approfondir l’enquête sur la gestion des fonds Petro Caribe.

Suite à la publication du rapport de ladite commission, l’ancien premier ministre Laurent Lamothe ne cesse de clamer son innocenceu et protester preuve à l’appui contre ce document qu’il juge faussaire.

 

Coup d’Etat parlementaire, outil de règlement de comptes, tentative de lynchage politique ciblé, tels sont les termes utilisés par le secrétariat particulier de Laurent Lamothe à travers un document pour dénoncer les innombrables erreurs et manquements flagrants contenus dans le rapport d’enquête parlementaire.

« Ce rapport est la plus grande opération de falsification jamais connue dans l’histoire du pays », indique ce document dénonçant les irrégularités et allégations mensongères du rapport de la commission dirigée par Beauplan.

« Sans le sérieux, la rigueur, la cohérence et l’impartialité auxquels le peuple haïtien pouvait légitimement s’attendre, ce rapport politique ne peut faire œuvre qui vaille », souligne le secrétariat particulier de l’ancien chef de gouvernement qui a pris le soin de relever minutieusement les pages et les passages « fautifs » du document.

Concernant la surfacturation et non-versement des acomptes de 2% à la DGI, le secrétariat particulier de Laurent Lamothe souligne l’inexactitude des chiffres.

« Est-ce une paresse de la part de la commission d’utiliser un rapport publié il y a près de 3 ans, comme base de référence, ou une volonté manifeste de pervertir les chiffres ? », se questionnent les proches de l’ancien chef de gouvernement faisant référence à la page 434 du rapport

Concernant le dossier relatif à la construction de l’aéroport de l’Ile-à-Vache, où les commissaires affirment que : « la firme ESTRELLA a encaissé 25% du contrat, alors que le degré d’achèvement des travaux ne dépasse pas 10%.»

« Si l’avance est bien de 25%, l’état d’avancement est plutôt de 27%, avec en plus la route de « Madame-Bernard » réalisée par la firme, ces données sont datées de près de 3 ans, publiées par Laurent Lamothe deux mois après son départ de la Primature, rectifient les partisans de l’ex-PM Lamothe.

Quand les incohérences et la partialité sont criants, le secrétariat particulier de Laurent Lamothe s’interroge sur l’absence de la présidence de Jocelerme Privert dans les périodes annuelles allant de septembre 2008 à septembre 2016 couvertes par le mandat de la Commission, alors que ce dernier était Président provisoire en 2016.

« Sur la période “analysée”, il y a plutôt eu quatorze (14) résolutions adoptées en Conseil des ministres. La quatorzième a été éliminée intentionnellement afin de protéger l’ex chef d’Etat.

Il s’agit de celle du 28 septembre 2016, prise justement pendant la Présidence de Monsieur Privert, et totalisant un montant de USD 33.268.729,00.

Presque aucun projet des Gonaïves ne figure dans le rapport à l’exception du projet Freycineau-Gonaïves », souligne au passage l’entourage de l’ex-titulaire du MPCE.

«Malgré que le ministère du Tourisme n’ait utilisé moins de 1% des dépenses PetroCaribe, c’est le seul ministère à être ciblé avec son propre chapitre de près de 40 pages dans le rapport », souligne le document dans lequel est noté plusieurs allégations mensongères.

« La soixantaine d’exemples de mensonges et de manipulations relevée plus haut ne constitue qu’un simple échantillon de preuves manifestes que le rapport de la Commission Beauplan est biaisé à la base, pour n’avoir été rédigé qu’avec la machiavélique intention de salir à tout prix la réputation et l’honneur de ceux qui y sont injustement indexés, et par ce raccourci dont sont friands les amateurs de sensationnalisme, espérer aboutir à leur mise hors-jeu des affaires du pays au profit du camp politique de ses rédacteurs », conclut le secrétariat particulier de Laurent Lamothe, qui croit que « le rapport de la Commission Beauplan ne pourra être adopté par le Sénat de la République, ni faire l’objet, par un tour de passe-passe juridique, de « saisine » quelconque de l’une ou l’autre des Institutions que la Constitution investie exclusivement des attributions d’enquête financière (CSC/CA), de poursuites éventuelles et de prononcer des sanctions politiques (Haute Cour de Justice) ou pénales (Juridictions de l’ordre judiciaire) ».

 

Pierre Louis Joseph

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