Allergies ou COVID-19: comment démêler les deux?

Allergies ou COVID-19: comment démêler les deux?


Avec la saison des allergies qui est particulièrement intense cette année, vous vous posez peut-être la question: est-ce que j’ai attrapé la COVID-19 ou il s’agit d’allergies saisonnières? On vous aide à démêler tout ça.  

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Comment savoir si j’ai des allergies ou la COVID-19?  

Comme les allergies et la COVID-19 causent plusieurs symptômes similaires, il peut être difficile de savoir à quelle bête on a affaire.  

Le pharmacien Pierre-Marc Gervais mentionne que les écoulements clairs du nez et des yeux, les éternuements et la démangeaison des yeux ou du nez sont les principaux symptômes des allergies saisonnières. C’est le genre de symptômes qui diminuent souvent assez rapidement avec la prise d’un médicament anti-allergène, précise-t-il. 

Contrairement aux allergies, la COVID-19 peut causer de la fièvre, ajoute le pharmacien.  

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le rhum des connaisseurs

«La réalité, c’est que c’est impossible de dire avec certitude [si on a la COVID-19] sans faire de test», croit le Dr Donald Vinh, infectiologue-microbiologiste au Centre universitaire de santé McGill.  

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Pour en avoir le cœur net, il vaut donc mieux être prudent et effectuer un test de dépistage rapide, précisent Pierre-Marc Gervais et Dr Vinh.  

«Si vous avez une réaction [allergique] et que vous prenez des antihistaminiques et que vous voyez que vos symptômes diminuent, je crois que c’est clair que ce sont des allergies», avance pour sa part le virologue Benoit Barbeau. Il recommande de passer une journée à la maison, si possible, le temps de s’assurer qu’il ne s’agit pas de la COVID-19.  

Des allergies «de plus en plus intenses»  

D’ailleurs, si vous souffrez d’allergies saisonnières, attendez-vous à ce que votre nez coule.

«La tendance semble indiquer des saisons des allergies qui deviendront de plus en plus intenses», mentionne Pierre-Marc Gervais. Dans les 30 dernières années, les saisons allergiques ont augmenté d’une vingtaine de jours, tandis que les concentrations de pollen ont bondi de 20%. 

«Les changements climatiques font que la saison de pollinisation est plus importante. Certains vont repolliniser une deuxième fois, en mai et en septembre par exemple», indique Patrick de Bellefeuille.

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Comme on prévoit un été chaud au Québec, on peut prédire que la saison des allergies 2022 sera aussi forte que l’an dernier. «Mais tout peut changer!», nuance-t-il. 

De façon générale, la saison des allergies commence au mois de mars et se termine lors des premiers gels, à l’automne. De mars à juin, les principaux responsables des allergies sont les arbres et les arbustes. De mai à octobre, il s’agit plutôt des graminées comme le foin et le gazon. De juillet à octobre, on parle de l’herbe à poux. 

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