Capsule Economique. No 1 Pourquoi le niveau de vie des haïtiens baisse-t-il régulièrement ?

Capsule Economique. No 1 Pourquoi le niveau de vie des haïtiens baisse-t-il régulièrement ?

Ce matin, après avoir terminé la lecture du double petit livre de Louis-Joseph Janvier – « les Antinationaux (actes et principes) », suivi de « Le Vieux Piquet », il m’a pris envie de procéder à un petit exercice. J’ai eu, en effet, l’irrépressible envie de jouer un peu avec une statistique que tout le monde utilise quotidiennement mais dont personne ne prend la pleine mesure. Il s’agit du PIB per capita haïtien. J’ai voulu projeter les réflexions de l’auteur sur une réalité contemporaine. Le PIB/cap me parait un bon indicateur qui révèle les effets, sur la vie du citoyen, de l’ensemble des décisions de l’ensemble des acteurs économiques, sociaux et politiques, dans leurs cohérences et leurs incohérentes au cours du temps.

PIB per capita, c’est quoi ?

L’indicateur le plus couramment utilisé par les économistes pour rendre compte de l’évolution et des progrès réalisés dans le niveau de vie de la population d’un pays est le PIB/cap. C’est la valeur de toutes les richesses produites par personne par année dans cette économie. Pour l’obtenir, les économistes déterminent d’abord ce qu’ils appellent la production intérieure brute (PIB), c’est-à-dire, la valeur de tous les biens et services produits par l’ensemble des agents de cette économie (entreprises, ménages, état). Ils divisent ensuite cette valeur par le nombre d’habitants du pays. C’est le PIB/cap ou PIB par tête d’habitant. Cet indicateur synthétique souffre toutefois de nombreuses lacunes. Il est, en effet, une mesure très imparfaite de la richesse réelle créée parce qu’il ne prend pas en compte tout ce qui participe dans la construction du bien-être réel des gens, c’est-à-dire : la qualité de vie, le niveau d’éducation, la santé, le travail non rémunéré, les impacts sur l’environnement de ce qui est produit, etc. Il ne permet pas non plus de rendre compte du niveau d’inégalité dans la distribution des richesses produites. C’est pourquoi son niveau est considéré moins important que son évolution dans le temps, pour autant qu’il est calculé strictement de la même manière d’une année sur l’autre.
Pour essayer de combler ces lacunes ci-dessus évoquées, au début des années 1990, le Programme des Nations Unies pour le Développement, le PNUD, a adopté un nouvel indicateur, l’indice de développement humain (IDH), à la suite du travail réalisé par deux économistes dont le prix Nobel indien Amartya Sen et le pakistanais Mahbub ul Haq. Cependant, bien que ce nouvel indicateur prenne en compte, en plus du PIB/cap, toutes les préoccupations soulevées plus haut pour les intégrer dans cet indice composite, il n’est pas vraiment parvenu à détrôner le PIB/cap. Les deux indicateurs continuent d’être utilisés cote à cote pour rendre compte de la situation socioéconomique d’un pays. Pour les besoins de l’analyse, je n’utiliserai que le PIB/cap.
Ce que je me propose de faire ici, c’est de présenter, à l’analyse des lecteurs, l’évolution de cet indicateur sur les soixante dernières années en Haïti. Pour faciliter les comparaisons internationales, j’ai utilisé une série d’informations tirée du site de l’université de Sherbrooke, construite à partir des données de la Banque Mondiale (world Development Indicators) à l’adresse suivante :
https://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMTendanceStatPays?codeTheme=2&codeStat=NY.GDP.PCAP.KD&codePays=HTI&optionsPeriodes=Aucune&codeTheme2=2&codeStat2=x&codePays2=HTI&optionsDetPeriodes=avecNomP&langue=fr.

Les tendances observées

Barbancourt

le rhum des connaisseurs

Le graphe.1, présenté plus bas, traduit l’évolution de cet indicateur depuis 1960. Les statistiques disponibles ne remontent pas à la période d’avant. Il est vrai qu’on trouve des données éparses dans des documents divers qui laissent avec le sentiment que l’activité économique peut avoir été relativement plus dynamique et plus prospère par exemple avant la période sous étude quand on compare les données actuelles du commerce extérieur avec celles relatives au volume et à la diversité des exportations du pays publiées dans : Pierre Benoit, 1804-1954, 150 ans de commerce extérieur d’Haïti, collection du cent cinquantenaire, IHSI. En tout état de cause, sur l’ensemble des soixante années observées, le PIB/cap haïtien accuse une tendance globalement décroissante. Cela veut dire que le niveau de vie des haïtiens se dégrade à mesure que les années passent, un enfant vit moins bien et a accès à une quantité de richesses moins importante que ses parents et ainsi de suite…
En réalité, de manière plus précise, à l’analyse trois tendances se dégagent :
– Une stagnation puis une baisse de ce niveau du PIB/cap de 1960 à 1970 passant d’environ 1000 dollars américains en 1960 à 889 dollars en 1970.
– Une récupération et un accroissement du niveau de vie atteignant le plateau de 1225 dollars en 1980 ;
– Une décélération entamée en 1981 qui s’est transformée en chute brutale depuis 1986 que les tentatives courtes et sporadiques de relance de l’activité en 1995, 2004 et 2011 n’ont pas réussi à inverser.

Pour rendre les choses plus claires, le graphe.2 ci-dessus décrit l’évolution de la croissance du PIB/cap, c’est-à-dire sa variation relative d’une année sur l’autre. Elle permet de faire ressortir clairement que de 1971 à 1980, le niveau de vie général de la population s’est globalement amélioré. Puis survint, à partir de 1981, la période de la crise ayant culminé au départ du pouvoir du Président Jean-Claude Duvalier. Les effets de cette crise – qui ne se sont pas complètement estompés encore aujourd’hui – ont eu leur impact maximum en 1993-94, quand le PIB/cap s’est effondré et a perdu presque la moitié (45%) de sa valeur réalisée en 1980 pour se situer à environ 676 US$. Pour dire les choses plus simplement, en ne considérant que la période sous étude, les quarante dernières ont été, sans aucun doute, les années les plus difficiles pour le pouvoir d’achat des citoyens haïtiens. Pour chacune de ces années, le niveau de vie du citoyen moyen mesuré par le PIB/cap perd environ 0.78% de sa valeur. Le rythme de croissance réalisée dans les trois tentatives de relance économique citées plus haut, à chaque fois interrompues par des crises politiques de plus en plus violentes, a été trop faible pour faciliter une récupération de ce qui a été perdu en termes de niveau général de vie de la population.
En résumé, nous pouvons dire que :
– si le rythme de croissance réalisé de 1971 à 1980 était maintenu, le PIB per capita aujourd’hui aurait été 5 fois supérieur à son niveau actuel. Il serait 8 fois plus élevé, si la période de croissance de 1976 à 1980 (la plus forte des 60 dernières) – qui correspond à la période de mise en œuvre du deuxième plan quinquennal national – a été retenue pour l’analyse ;
– Ces résultats ne sont pas du tout chimériques quand on considère que le PIB per capita de la République dominicaine – qui n’était pas plus élevé que le nôtre en 1960 – lui est 10 fois supérieur aujourd’hui ; le Honduras, dont le PIB per capita était, en 1960, plus de deux fois plus faible que le nôtre, l’a plus de quatre fois plus élevé que celui d’Haïti ou la Corée du Sud qui avait à peu près les mêmes conditions de départ dont le PIB/cap vaut 40 fois celui d’Haïti actuellement.
Comment expliquer cette pauvre performance haïtienne ?
Les économistes utilisent des modèles économétriques souvent sophistiqués pour chercher à dégager les déterminants ainsi que leurs poids relatifs dans l’explication de ce phénomène bizarre observé, où Haïti se retrouve être le seul pays au monde à avoir accumulé des baisses aussi fortes du niveau de vie de ses citoyens sur une période de temps aussi longue. La situation est d’autant plus paradoxale que même des pays engagés dans des guerres n’ont pas trainé de si mauvais résultats pendant aussi longtemps.
Ce qui parait évident sur ces graphes, c’est que les chutes brutales du PIB/cap (1981-1994 ; 2000-2004) correspondent à des périodes où le pays était traversé par de profondes crises politiques que les temps d’accalmie – qui paraissent exceptionnels tant leurs durées sont courtes – ne permettent pas de dépasser voire compenser. Les effets des cyclones (2004, 2008, 2012) et du tremblement de terre (2010) se révèlent au demeurant moins dramatiques sur le niveau de vie des citoyens comparés à ceux des crises politiques provoquées.
Comme mis en exergue dans mon dernier ouvrage : « Haïti, Pétro Caribe et ses déraisons. Manifeste pour une éthique de responsabilité », notre pays, au cours de ses 216 ans d’indépendance, n’a jamais pu suivre une même politique économique sur une période suffisamment longue pour en tirer vraiment parti, à l’exception notable de la période de l’occupation américaine 1915-1934. Une telle économie, basée sur les à-coups, privilégie le court terme, s’accommode difficilement du travail patient, réfléchi, et n’arrive pas à inciter les entrepreneurs à s’engager dans des projets d’investissements à rentabilité étalée dans le temps. Les tentatives d’industrialisation par substitution d’importations des années 70 qui ont valu les résultats mis en exergue plus haut, ont vite tourné court et certains entrepreneurs haïtiens, découragés par les politiques publiques incohérentes et les crises intempestives, ont été poussés à se délocaliser et à produire en République Dominicaine pour approvisionner le marché haïtien en biens de base. C’est l’une des raisons qui condamnent le pays à vivre davantage de revenus de transferts et de l’aide étrangère et qui encouragent les départs massifs de jeunes haïtiens vers l’étranger.
Comprendre la dégradation de l’économie à travers la grille de Louis-Joseph Janvier
Ce n’est pas pour ses exagérations langagières – qui étaient sa manière à lui de se défendre des accusations, des pièges, des malveillances dont il était l’objet de la part de ses adversaires qui l’ont porté à vivre dans une sorte d’exil en France – que Janvier nous plait. Il est vrai que l’auteur en a profité pour régler ses comptes personnels avec ses ennemis de l’époque qu’ils qualifiaient, dans une violente et dédaigneuse riposte, de « bélitres morveux ». Un bonus exceptionnel de ce double livre est de se terminer sur un extraordinaire conte fantastique – « Le Vieux Piquet », – d’une puissance évocatrice si forte qu’il vous met dans l’ambiance de ce que c’était la vie de l’haïtien réel du XIXe siècle, vivant en province, ou dans les campagnes, fier de son passé, qui cultivait un sens rare de l’honneur, de la famille, un sens du pays qui vous fait vous sentir petit, insignifiant pour ce que nous sommes devenus collectivement. Nous devons ici rendre un vibrant hommage à l’illustre patriarche, Dieudonné Fardin, qui a eu l’heureuse idée de rééditer ce livre avec un ensemble d’autres ouvrages essentiels d’auteurs haïtiens qui, sans quoi, seraient passés dans l’oubli.
Dans cet ouvrage, Janvier, en témoin privilégié, passe en revue, à gros traits, les orientations des politiques publiques mises en œuvre depuis l’indépendance jusqu’à la présidence de Salomon. Il fustige l’inaptitude des politiques publiques mises en œuvre par les différents gouvernements à favoriser la mise en place d’un système économique à la hauteur des légitimes idées que la Nation était en droit de se faire d’elle-même. Pour permettre à tous les haïtiens de vivre librement et dans la dignité. Des politiques qui déstructurent la société et qui sont mues par « l’avidité des grands commerçants et grâce à l’impéritie ou plutôt à la complicité du gouvernement dont ils étaient les bailleurs de fonds et les soutiens intéressés ».
Donc, politiques publiques non orientées vers la recherche du bien-être collectif, désintérêt pour les questions économiques essentielles que sont : l’augmentation et la diversification de la production réelle de biens et services, des emplois qualifiés, amélioration des pouvoirs d’achats, mais ; gout très affirmé pour les dépenses, sans efforts équivalents pour améliorer la performance du système fiscal, préférence pour le court terme manifestée à travers les coups d’état sanglants et les insurrections récurrentes. Voilà pour les causes de l’échec haïtien. Il résume en 12 points le programme du gouvernement de Salomon qui s’était engagé pour la première fois dans l’histoire de ce pays à institutionnaliser le système d’encadrement et de promotion de l’économie en initiant : la création de la Banque Nationale, Industrielle et Commerciale ; la création d’une banque agricole ; la généralisation de l’instruction primaire obligatoire à l’ensemble des enfants filles et garçons, des villes comme des campagnes ; la distribution des terres aux paysans ; l’érection de chemins de fer ; la réforme fiscale, etc. Les guerres civiles ont eu raison de ce projet et n’ont permis à Salomon de réaliser les objectifs de son programme que très partiellement.
140 ans après, ces questions ne sont toujours pas encore résolues.

La surdétermination ou l’impotence du politique ?

Philippe Rouzier publie en 1989 un livre dont le titre:« En deux ans, comme en deux siècles » résume tout à fait l’histoire économique et politique d’Haïti : rien n’a changé. Le pays est comme pris dans une sorte de piège bi-séculaire tissé par des génies malfaisants dont il n’arrive pas à s’affranchir. Les années passent, les noms des acteurs changent, les problèmes sont vécus à l’identique, les questions se rapportant à l’économie et au bien-être collectif sont toujours considérées comme des sujets de distraction, sans importance. Un homme politique au pouvoir qui s’avise de toucher de manière sérieuse à ces questions est mis ipso facto en difficulté parce que le domaine de l’économie est confisqué par les « grands commerçants », – pour reprendre le bon mot de Janvier -, qui s’approprient la manne des commandes publiques qu’ils satisfont à partir de biens importés empêchant ainsi le développement et la densification du tissu entrepreneurial national.
Toutefois, la belle formule de la « surdétermination du politique sur l’économique » énoncée par Rouzier pour expliquer cet échec convainc moins. En réalité, si l’histoire haïtienne est marquée par des saccades répétitives qui réduisent l’homme politique à ce statut d’insignifiant, c’est parce que ce dernier n’arrive pas à donner du sens à la politique. C’est par ce que la politique chez nous ne porte pas sur les actions qui recherchent et promeuvent l’équilibre, le développement de la société dans ses rapports avec elle-même et dans ses relations avec les autres. C’est parce qu’elle n’arrive pas « à créer un monde commun dans lequel l’ensemble des citoyens reconnaissent la nécessité de faire corps pour se protéger ensemble, pour progresser ensemble, pour espérer ensemble. C’est parce qu’elle laisse les individus complètement désemparés démunis et inquiets ». La politique, chez nous, est réduite à son acception la plus restrictive qui soit de luttes de pouvoir et de représentativité entre les hommes et les femmes politiques qui font le jeu des acteurs puissants en empêchant au peuple d’exercer complètement sa souveraineté. C’est le sens que lui donne l’auteur dans son texte. Et c’est justement la raison de l’impotence du politique et de « l’instabilité permanente » du pays.
Une preuve parmi des millions : en 1988, quatre mois après sa prise de fonction, le Président Lesly François Manigat a été renversé du pouvoir par un coup d’Etat spectaculaire. La première décision du nouveau pouvoir qui prend place est de supprimer le Ministère des Coopératives et du Développement Communautaire que le Président avait créé en vue de procéder à la modernisation des structures de l’économie et à sa réorientation au bénéfice du plus grand nombre. C’est ce qui lui a fait dire plus tard « qu’il avait tort d’avoir eu raison trop tôt ». C’est, animés de ce même réflexe contre une économie au service du bien commun, que ceux qui ont « amendé » la constitution de 1987 se sont attribués le droit de supprimer les dispositions de son article premier qui définissaient Haïti comme une République « coopératiste ». Parce qu’ils font assez peu cas du développement des secteurs fragiles de l’économie et du rôle que peut jouer la réduction de la pauvreté et des inégalités dans la stabilisation du pays. Pourtant, il est évident pour tout esprit lucide, honnête et compétent aujourd‘hui, – tenant compte du morcellement des terres agricoles, des difficultés d’accès au crédit pour financer les petites et moyennes entreprises et de l’incapacité du pays à mobiliser les capitaux financiers par d’autres moyens et, pour lutter efficacement contre les inégalités dans la distribution des richesses -, qu’un « capitalisme coopératif » est la meilleure sinon la seule chance de créer un système économique vigoureux en Haïti

Conclusion.
Janvier, comme Marcelin, comme Delorme dénoncent depuis le 19e siècle, les crises politiques et l’absence d’initiatives volontaristes des hommes politiques au pouvoir pour moderniser l’économie. « Ils avaient le mot à la bouche [à chaque discours] mais ne faisaient rien pour pratiquer la chose », disait Delorme. C’est la principale explication de l’échec haïtien et de la détérioration des conditions de vie générales des citoyens. Malheureusement, en utilisant le mot crise, nous ne sommes pas à un contresens près. Certains parlent même de crise permanente. C’est un oxymore. Si le mot crise réfère à situations : de rupture d’équilibre, de mouvement brusque et passager, de période de tension conflictuelle, etc., il est possible que les effets de ces changements brutaux soient durables, mais, – c’est une loi physique -, aucun système ne peut survivre durablement en état de chocs permanents. Une crise, dans son principe, ne peut pas être permanente. Ce sont les rares périodes d’accalmie ou de stabilité sociale et politique en Haïti qui sont les vraies périodes de crise, parce qu’elles sont exceptionnelles dans notre histoire. C’est pour cela qu’il est aussi difficile d’interpréter nos réalités économiques et sociales à partir de catégories ou de modèles construits pour des pays qui vivent dans d’autres réalités.
La détérioration systématique des conditions de vie en Haïti s’explique par ce qui est devenu notre signe distinctif : une tradition caractérisée par notre incompétence au dialogue social, l’orgueil mal placé qui nous pousse à rechercher le bannissement de l’adversaire et à toujours privilégier le court terme et la politique du pire. C’est une donnée de l’histoire haïtienne.
Pour moderniser la société et son économie, nous devons accepter un examen approfondi de cette tradition. La majorité silencieuse connait déjà le refrain. Si elle s’engage résolument pour en changer, elle peut exiger de la classe politique une entente pour sortir le pays du bourbier. Comme je l’ai écrit à un ami, hier : « en Haïti, le système est ainsi fait qu’il n’y a pas, face à face, des parangons de vertu dans un camp et des satrapes apatrides dans un autre. Tous, dépendant des circonstances, sont catalogués indifféremment, à tort ou à raison, dans un camp ou dans l’autre. Seul un acte de contrition collectif peut sauver la République, en mettant tout sur la table et en s’engageant à « reprendre l’ouvrage avec le fil et au crochet d’un autre âge » disait un professeur de philo dont j’ai oublié le nom. Sinon, nous risquons tous de le regretter. Haïti de 2020 n’est pas Haïti de 1986. Un seul indicateur, le PIB per capita rend compte du chemin parcouru. Un total gâchis ! Explication unique : tradition politique faite de crises répétitives. L’histoire immédiate est là pour nous enseigner le chemin à ne pas prendre.
Voilà deux siècles, nous avons inauguré, le front haut, à l’échelle de la planète entière, une ère nouvelle, un monde nouveau qui remettait l’Homme debout dans ses différences. Nous ne pouvons pas nous-mêmes accepter d’y vivre en rampant.

Par Wilson Laleau

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