Coronavirus : Facebook va partager des données anonymisées avec des équipes de chercheurs

La société américaine Facebook a annoncé, lundi 6 avril, qu’elle étendait son programme Data for Good, mis en place en 2017, pour fournir à des équipes de chercheurs dans le monde entier des jeux de données issus du réseau social. En complément de cartes des mouvements de population, déjà accessibles à certaines organisations non gouvernementales (ONG) et associations, des données sur les longueurs moyennes de déplacement seront partagées, ainsi que des cartes « sociales », détaillant les liens entre habitants de différentes régions, qui peuvent, affirme Facebook, aider à prévoir où de prochains pics épidémiques pourraient se produire.

En France, les données seront partagées avec l’université Paris sciences et lettres (PSL), qui regroupe onze universités et grandes écoles – Paris-Dauphine, l’Ecole nationale supérieure des Mines de Paris, l’Ecole normale supérieure (ENS)… –, elles-mêmes soutenues par le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria) et l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

Facebook dit espérer que ces données, une fois analysées par des experts, permettront d’informer les décisions de santé publique prises par les gouvernements, notamment en ce qui concerne le confinement ou l’allocation des ressources pour lutter efficacement contre la pandémie. Le projet fonctionnera de manière similaire à un précédent partage de données lors de l’épidémie de choléra qui a touché le Mozambique en 2019.

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Sondage national aux Etats-Unis

Aux Etats-Unis, ce partage d’informations se doublera d’un sondage, mis en évidence dans le fil d’actualité des utilisateurs, pour les encourager à répondre à des questions sur les symptômes du virus. Le sondage sera entièrement géré par l’université Carnegie-Mellon, située à Pittsburgh (Pennsylvanie), et Facebook « ne recevra et ne transmettra aucune donnée individuelle, à l’exception d’un identifiant statistique ». Là encore, les informations collectées par l’université ont vocation à permettre d’identifier plus précisément les zones de forte contamination, pour mieux anticiper les mesures à prendre et les moyens sanitaires à mettre en place dans les Etats du pays.

Les données fournies par Facebook seront mises à jour quotidiennement. Le réseau social assure que les données transmises sont agrégées et entièrement anonymisées.

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Le Monde

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