Coronavirus: réduction du nombre des passagers et des trajets, des syndicalistes réclament l’aide de l’État

Coronavirus: réduction du nombre des passagers et des trajets, des syndicalistes réclament l’aide de l’État

Des syndicats de transport en commun travaillent afin de diminuer les trajets dans le pays, a annoncé le syndicaliste Méhu Chanceux au centre d’informations permanentes sur le coronavirus ce mardi 31 mars. Les syndicalistes en question réclament l’aide de l’État haïtien afin d’atteindre cet objectif.

Changeux Méhu, président du Secteur de transporteur terrestre d’Haïti (STTH) qui regroupe 18 syndicats de chauffeurs dans tout le pays croit qu’il est temps de réduire le transport en commun dans le pays afin de diminuer la propagation du covid-19. « Le transport en commun est un secteur porteur de virus », a corroboré Sanon Jean Claude qui a, au passage, souligné l’absence de l’État haïtien dans les points frontaliers non officiels entre Haïti et la République Dominicaine qui a déjà enregistré plus de 50 morts liés au coronavirus.

Ces syndicalistes invitent l’État haïtien à travailler de commun accord avec les syndicats de chauffeurs afin de trouver la bonne formule pour éviter une vague importante de transmission du coronavirus en Haïti que pourrait alimenter le transport en commun.

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« Si rien n’est fait dans le transport en commun, Haïti pourrait devenir la prochaine bastion de cette pandémie », prévoit Sanon Jean Claude qui invite l’État haïtien à subventionner les chauffeurs syndiqués et les chauffeurs non syndiqués au cas où il déciderait de stopper le transport en commun.

Changeux Méhu du STTH va plus loin. Il invite l’État haïtien à prendre des mesures concrètes pour aider la population vulnérable à limiter ses déplacements en livrant des produits de matières premières, de quoi se nourrir pour gérer le confinement.

Au moins 4 responsables de syndicats ont été au CIPC ce mardi. Ils disent avoir tous pris des mesures pour lutter contre le coronavirus dans le cadre de leurs activités. Cependant, ils ont tous souligné que les transports en commun ne peuvent pas se désengorger sans un accompagnement de l’État.

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