Covid-19: malgré son entrée en récession, l'Allemagne a réussi à limiter la casse

Covid-19: malgré son entrée en récession, l'Allemagne a réussi à limiter la casse

Publié le : 14/01/2021 – 22:35

Pandémie oblige, l’économie allemande a connu l’année dernière sa pire année depuis 2009, en raison de la crise sanitaire et économique. La chute de 5% du PIB allemand a précipité la première économie de la zone euro dans la récession, selon les dernières données de l’institut de statistique Destatis, mais le pays a réussi à limiter la casse.

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Les voyants sont dans le rouge, mais l’Allemagne tient bon, grâce notamment au rebond de son secteur industriel. Ce qui permet au gouvernement de la chancelière Angela Merkel d’espérer une reprise « nette et tangible » dans les prochains mois. Le pays devrait même s’en sortir mieux que ses partenaires européens, comme la France avec la chute de son produit intérieur brut de 9,3% ou l’Espagne dont le PIB a dégringolé de 11%.

Les commandes à l’industrie manufacturière ont augmenté de 2,3% en novembre, au plus haut depuis le début de la crise, tandis que la production a augmenté de 0,9% sur un mois. Ces deux indicateurs progressent depuis plusieurs mois, grâce au dynamisme du marché chinois, l’un des principaux débouchés de l’Allemagne.

Un horizon pas complètement dégagé

Le deuxième confinement « a eu moins d’impact sur l’économie réelle que celui du printemps (…) nous pouvons donc gérer la pandémie sans empêcher la reprise », a affirmé le ministre de l’Économie.

Mais l’horizon n’est pas entièrement dégagé. Les fédérations de commerçants craignent notamment une vague de faillites, avec la disparition de 50 000 magasins en raison de restrictions sanitaires prolongées. Et puis, dans les petites et moyennes entreprises, ce sont près d’un million d’emplois qui sont menacés. 

Certes, les plans de soutien de l’économie ont joué leur rôle, mais ils ont aussi coûté aux comptes publics leur premier déficit en huit ans. À près de 160 milliards, il représente 4,8% du PIB. C’est le deuxième plus élevé depuis la réunification de l’Allemagne en 1990 et les dépenses massives qu’elle avait engendrée.

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