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De l’affaire Dermalog aux gabegies administratives, les employés de l’ONI appellent au secours du Parlement

De l’affaire Dermalog aux gabegies administratives, les employés de l’ONI appellent au secours du Parlement

Dans ce contexte où tout le pays demande des comptes aux gouvernements passés, voire à l’actuelle Administration conduite par le président de la République Jovenel Moïse, la corruption ne peut être une option. C’est un fait ! Corrompus et corrupteurs doivent définitivement changer de métier !

En effet, dans cette atmosphère où la reddition de comptes devient le refrain entonné consciemment par des milliers d’Haïtiens à l’intérieur du pays comme à l’extérieur, à travers les médias traditionnels comme sur les réseaux sociaux, les employés de l’Office National d’Identification (ONI) exigent une fois de plus que lumière soit faite sur plusieurs faits assimilables à de la corruption mettant à mal cette institution qui, aujourd’hui moins qu’hier, n’arrive pas à fournir convenablement des services adéquats à la population.

C’est un secret de polichinelle que l’Etat haïtien, via le ministère de la Justice et de la Sécurité Publique (MJSP), le ministère de l’Economie et des Finances (MEF) et l’Office National d’Indentification (ONI), a signé, en juin dernier, un contrat de gré à gré d’un montant global de vingt-sept millions sept cent mille dollars américains (27. 700.000, 00 $US), avec une firme allemande dénommée Dermalog pour la fabrication de cartes d’identification nationale.
Ce contrat effectué sans appel d’offre et, qui pis est, sans validation par la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSC/CA) doit durer sept ans, et déjà une enveloppe de huit millions deux cent mille (8 200 000) dollars a été transférée à la firme Dermalog par l’Etat haïtien.
En dépit du fait que le président de la commission sénatoriale Ethique et Anti-corruption, le sénateur Youri Latortue qui le premier avait jeté le pavé dans la mare, ait adressé une correspondance au président du Sénat de la République , Joseph Lambert, pour lui demander d’écrire à la BNC afin d’avoir des informations sur cet important transfert de fonds, jusqu’à date rien n’est fait. Cette affaire est d’autant plus scandaleuse que les employés de l’ONI se demandent pourquoi un comptable public a accepté de parapher un dossier que la cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSC/CA) n’avait pas daigné approuver à cause des vices flagrants de procédure en matière de passation de marché. ‘’

Comment se peut-il que le comptable publique se soit arrogé le droit de signer un dossier que la cour supérieure des comptes et du contentieux administratif n’avait pas approuvé ?’’, s’interrogent avec véhémence des employés de l’Office National d’Indentification (ONI) qui appellent le Parlement haïtien notamment la commission Ethique et Anti-corruption du Sénat de la République à s’approprier cette affaire afin d’en dévoiler la vérité. Selon les employés protestataires, des milliers de cartes sont en souffrance à l’ONI alors que son directeur général, Jude Jacques Elibert, prétend que le système national d’identification actuel est inutilisable pour de multiple raisons comme la totale saturation du serveur de la base de données, l’obsolescence et le mauvais état des 90% des Par Mobiles entre autres.

‘’Pourquoi l’Office national d’identification refuse de procéder à la livraison des milliers de cartes déjà fabriquées ? Est-ce par une malaise stratégie mise en place pour justifier le bien-fondé du contrat de gré à gré de vingt-sept millions de dollars… ?’’, se questionnent les employés de l’Institution qui fustigent les mauvais agissements de l’actuel numéro un de l’ONI.

Selon des révélations faites par les protestataires, les vingt-sept millions sept cent mille dollars américains (27. 700.000, 00 $US) proviendraient des fonds du Bureau de Monétisation et Programme d’Aide au Développement (BMPAD). Sur cet aspect également, les employés de l’Institution en charge de l’identification des Haïtiens laissent transparaitre leurs doutes quant à la légalité de la démarche. Ils reviennent à la charge avec une vague de questionnements non moins importants : ‘’ Pourquoi les 27 millions de dollars ont-ils été puisés des fonds du BMPAD ? Où sont-ils passés les 10 millions de dollars décaissés pour la production et la délivrance de certificat à la naissance ?

Partisans de la reddition de comptes comme le reste de la population qui exigent la tenue du Procès PetroCaribe, les employés de l’Office National d’Identification réclament, à cor et à cri, qu’un audit soit effectué sur les vingt-sept millions sept cent mille dollars américains (27. 700.000, 00 $US) engagés par l’Etat en vue de la ‘’prétendue dynamisation’’ du système national d’identification. De plus, ces derniers souhaitent que le Corps législatif se saisisse du dossier en convoquant ainsi le directeur général de l’Institution, Jude Jacques Elibert, afin que ce dernier puisse répondre des exactions, des gabegies qui caractérisent sa gestion. Depuis l’arrivée de Jude Jacques Elibert à la tête de l’Office National d’Identification en novembre 2017, l’institution est quasiment paralysée, pas un seul Haïtien n’est enregistré dans la base de données, ce qui ne manquera pas d’avoir des conséquences néfastes sur la tenue des prochaines élections pour le renouvellement du tiers du Sénat de la République, l’Assemblée des députés et les cartels municipaux en 2019, déplorent les employés protestataires qui crient au secours du Parlement qui se doit face à un tel état de fait de faire valoir son pouvoir de contrôle des différentes institutions du pays.

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