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Déportation-Rép. Dom :4000 enfants haïtiens sont séparés de leur famille durant ces 3 dernières années

Déportation-Rép. Dom :4000 enfants haïtiens  sont séparés de leur famille durant ces 3 dernières années

Environ 4000 enfants haïtiens en République Dominicaine, déportés vers Haïti, ont été séparés de leurs familles durant ces trois dernières années, selon l’Organisation Internationale de la Migration. Cette structure ainsi que d’autres partenaires dénoncent les méthodes utilisées par les autorités Dominicaines qui, selon eux, ne respectent pas les accords signés entre les deux pays concernant le processus de déportation.

L’article 3 de l’accord signé en 1999 entre les deux pays stipule que les dirigeants dominicains devraient éviter « la séparation des familles en fusion (parents et enfants mineurs) pendant le processus de rapatriement », rappelle Jésula Blanc, membre du Groupe d’Appui aux Rapatriés et aux Refugies (GARR), dénonçant au passage la violation de cet accord.

Les autorités dominicaines chassent les Haïtiens dans des conditions inhumaines. Il ne leur est même pas permis de plier bagages. « Ils arrivent sales, ils séparent les mères de leurs enfants. Ils les sortent de chez eux la nuit, ils ne leur permettent même pas de prendre des chaussures ou leurs papiers », rapporte le responsable du Centre de référence sur la frontière à Ouanaminthe qui dit accueillir au moins 70 personnes par jour dont des femmes et des enfants séparés de leur famille.

Ces enfants démunis, abandonnés sont accueillis, pour la plupart, par le Centre de référence des frontières qui collabore avec le Foyer de l’Enfant Jésus de la Congrégation des Sœurs de Saint Jean l’évangéliste de Juana Mendez à Santa Teresita.

« Que les mineurs puissent retrouver leur dignité, car ce sont des vies brisées. Habituellement, les enfants arrivent avec des traumatismes et y passent entre une semaine et douze jours. Nous exigeons des parents qu’ils apportent un document prouvant leur paternité, mais en raison de leur irrégularité, ils tardent à venir les chercher. Ils retombent ainsi dans une mafia de buscones qui les traite et leur permet de rentrer de manière irrégulière avec leurs enfants en République dominicaine. C’est un cercle », écrit Bonilla un journal dominicain.

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