Éditorial : Que voient les opposants en se regardant dans un miroir

Éditorial : Que voient les opposants en se regardant dans un miroir

La question est bizarre et de nature désopilante. Je le concède ! Pourtant, elle est légitime. Elle vaut la peine d’être posée.

Imaginez la peur des voyageurs en « bwa fouye » face à un ciel dans lequel s’inscrit une terrible promesse de pluie ! Vous comprendrez l’effet pervers et désastreux des annonces de mobilisation aux appellations abracadabrantesques, « Armageddon », « Apocalypse », sur le cœur des plus faibles comme sur l’esprit des plus forts, à l’occasion du premier anniversaire des émeutes urbaines des 6 et 7 juillet.

L’opposition s’était proposé de remettre en marche pour de bon la machine de la violence. On se croirait au temps des « sa ki mouri zafè a yo », entonné par les sales et mauvaises gueules cette fois-ci.

Et pourtant! La montagne n’a même pas accouché d’une fourmi.

Les mauvaises langues disent que les opposants au Pouvoir n’ont pas pu gagner les rues faute de fonds. Les bailleurs des manifestants ne veulent plus, a-t-on appris, financer l’échec.

Barbancourt

le rhum des connaisseurs

Le mouvement anti-Jovenel, caractérisé par le déchaînement des basses passions, s’est essoufflé. Les politiciens affichés ou mal affublés du costume PetroChallenge ont raté le momentum.

En se mirant, les opposants ne voient-ils pas l’énormité de leur inconsistance et la béance de leur incapacité à proposer au peuple une alternative sérieuse prenant en compte son être, son bien-être et son mieux-être?

En se regardant dans une glace, les opposants ne voient-ils pas que leurs masques sont tombés et que la laideur de leur vrai visage de vautours avides de Pouvoir a déjà été perçue?

La politisation de l’affaire PetroCaribe a mille fois été tentée. Elle échouera mille fois. Que les opposants abandonnent, avec ou sans l’aide d’un psy, leur monomanie: « vle pa vle fò l ale » !

Qu’ils se convertissent à la Démocratie ! Seuls les démocrates respectueux des valeurs républicaines, comme le principe d’alternance, peuvent accepter de dialoguer en période de crise et d’incertitudes.

Chers opposants, ne brisez pas la glace quand vous y voyez votre laideur ! Changez d’attitude et de stratégie ! Soyez plus démocratiques !

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