Éditorial:L’opposition veut avoir le beurre et l’argent du beurre

Éditorial:L’opposition veut avoir le beurre et l’argent du beurre

Définitivement, il est on ne peut plus clair pour tout le monde que c’est une lutte politique acharnée et sans pitié, en vue de prendre de force le pouvoir, que les opposants radicaux mènent contre le président de la République, Jovenel Moïse.

La proposition d’Alternative d’après-Jovenel, rendue publique vendredi dernier, le prouve noir sur blanc. Le procès PetroCaribe reclamé à tort et à travers n’est qu’un alibi entre les mains des protagonistes du chaos qui ont peur des urnes, à cause de leur faiblesse politique.

Aujourd’hui, les opposants réclament une transition établie pour trois ans, conduite par un juge de la Cour de cassation comme président de la République, et un Premier ministre issu de « l’opposition engagée ».

D’abord, il est bruit que la juge dont le nom est cité pour remplacer Jovenel Moïse serait la cousine du sénateur Youri Latortue. Affaire de famille, dirait-on.

De plus, on savait qu’il existe une opposition radicale, intransigeante, qui ne prête jamais oreille à la raison, mais on ignorait jusqu’ici qu’il existait une « opposition engagée ».

Barbancourt

le rhum des connaisseurs

Qu’entendent les radicaux par « opposition engagée »? Pourquoi veulent-ils occuper le poste de Premier ministre ?

D’autres questions aussi intéressantes que préoccupantes se posent.

Ce gouvernement de transition serait-il assez crédible pour réaliser le procès PetroCaribe quand on sait que ceux qui luttent pour son établissement ne sont pas en odeur de sainteté ?

Youri Latortue n’est-il pas celui qui détient les clés des caisses de l’ONA? Nenel Cassy n’était-il pas, par personne interposée (Patrick Noramé), celui qui faisait la loi au BMPAD?

Qu’en est-il d’Évalière Beauplan et les chariots de l’aéroport international Toussaint Louverture?

André Michel n’est-il pas écarté comme un pestiféré par les États-Unis ?

L’avidité des opposants radicaux pour s’accaparer du pouvoir par la force est telle qu’ils n’ont pas eu la décence, dans leur proposition, de laisser le poste de Premier ministre à un membre de la société civile qui aurait, entre autres tâches, de réaliser des élections générales.

Pour ceux qui avaient besoin de preuves avant de qualifier de manoeuvres politiques déloyales la lutte de l’opposition, le plan d’Alternative de l’opposition en est une, tangible.

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