Grimm, Conan Doyle, Verlaine…Nos archives de la semaine sur Instagram

Grimm, Conan Doyle, Verlaine…Nos archives de la semaine sur Instagram

LES ARCHIVES DU FIGARO – Un début d’année placé sous les auspices de la littérature: contes pour la jeunesse, roman policier et poésie sont au menu de notre sélection.

Après la magie de Noël, poursuivons avec l’univers merveilleux et fantastique que nous content les frères Grimm. C’est un 4 janvier 1785 que le frère aîné des Grimm, Jacob, voit le jour. Saviez-vous qu’à l’origine les contes des frères Grimm ne sont pas si enchanteurs. Les happy ends ne sont pas forcément légion et certains aspects des histoires sont plutôt sordides. C’est avec les interprétations et adaptations, notamment de Disney, que les contes sont magnifiés. Dans la version finale de Blanche-Neige, créée en 1934 par les studios Disney, la reine meurt d’une chute dans la montagne; les frères Grimm eux la font danser avec des escarpins en fer rougi. Avec les Grimm, les demi-sœurs de Cendrillon n’hésitent pas à se mutiler un orteil ou se raboter le talon pour enfiler la fameuse pantoufle! Au fil des siècles, les contes populaires essayent de se rapprocher d’une fin révélant un idéal du grand amour. Traduits dans plus de 160 langues, véritables best-sellers, les contes des Grimm sont inscrits depuis 2005 à l’héritage culturel de l’humanité auprès de l’Unesco.

Barbancourt

le rhum des connaisseurs

Un auteur best-seller: Conan Doyle. Son célébrissime détective Sherlock Holmes fait sa première apparition lors de la publication d’une Étude en rouge le 6 janvier 1887. Escorté de son ami le Docteur Watson, ils vont ensemble résoudre de subtiles énigmes. Conan Doyle excelle dans le genre littéraire policier avec son héros présentant des caractéristiques de surhomme: le locataire du 221 Baker Street fait ainsi l’objet d’innombrables adaptations au cinéma, à la télévision, au théâtre, en jeu vidéo ou en dessin animé.

Moins présent à l’écran mais incontournable sur le tableau noir des élèves, Paul Verlaine mort le 8 janvier 1896 demeure au programme littéraire tout au long de la scolarité française. «Les sanglots longs des violons de l’automne blessent mon cœur d’une langueur monotone. Tout suffocant et blême, quand sonne l’heure, je me souviens des jours anciens et je pleure.» Cela vous rappelle certainement quelque chose. Un magicien des mots et des rimes. Après son séjour en prison à la suite de son différend avec son ami Arthur Rimbaud, Verlaine sombre dans l’alcoolisme et mène une vie de débauche. Il séjourne de nombreuses fois dans les hôpitaux parisiens. Le Figaro le rencontre en 1891 à l’hôpital Broussais où le poète prend «ses quartiers d’hiver». Devenu un habitué, il y reçoit ses amis et les journalistes. Considéré chef de file du symbolisme, il se confie au journaliste Adolphe Possien, et détaille ses critiques sur ce mouvement: «Je refuse néanmoins de m’occuper du symbolisme. Je préfère le décadisme. Je suis décadent! Ce n’est pas nous, d’ailleurs, qui avons inventé ce nom, il nous fut jeté à la face en manière d’insulte, par quelques journalistes…»

Si vous aimez l’histoire , retrouvez-nous sur @figaroarchives

Laissez un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués avec *