Haïti-Petrocaribe : le Rapport-Beauplan, un instrument de persécution politique selon Jovenel Moïse

Haïti-Petrocaribe : le Rapport-Beauplan, un instrument de persécution politique selon Jovenel Moïse
Haïti-Petrocaribe : le Rapport-Beauplan, un instrument de persécution politique selon Jovenel Moïse

Le Président de la République, Jovenel Moïse, qui a rencontré, ce mardi, la communauté haïtienne à Paris a une fois de plus dénoncé la corruption comme un véritable frein au développement du pays.

Le Chef de l’Etat haïtien qui ne rate jamais l’occasion ces derniers temps de se présenter comme l’apôtre de la ‘’lutte anti-corruption’’, a laissé ressortir en des termes à peine voilés ses suspicions sur le rapport de la commission sénatoriale menée par le sénateur lavalas, Evalière Beauplan.
‘’Il faut arrêter l’assassinat de caractère dans ce pays’’, a martelé Jovenel Moïse ajoutant que tant qu’il est au pouvoir le rapport-Beauplan n’atteindra pas son but.

Par sa finesse d’esprit, Jovenel Moïse est parvenu à démasquer des secteurs qui tentent de récupérer à des fins politiques la lutte contre la corruption dans laquelle son administration s’est engagée hargneusement.
Sans l’affirmer littéralement, le Chef de l’Etat a soupçonné le rapport sur les fonds Petrocaribe d’être un instrument de persécution politique utilisé contre lui, dans le but de déstabiliser son pouvoir.
Controversé, critiqué par plus d’un, rejeté par des critiques avisés, le rapport partial d’Evalière Beauplan qui a déjà essuyé deux échecs au grand corps n’a aucune chance d’être validé par l’Assemblée des sénateurs.
Au sein même de la commission sénatoriale qui approfondissait l’enquête sur l’utilisation des fonds Petrocaribe, le désaccord était profond. L’un des membres de cette structure parlementaire, le sénateur Onondieu Louis, avait fustigé le caractère politique et diffamatoire du volumineux texte assimilable à un ‘’ramassis de chiffres falsifiés’’.

Barbancourt

le rhum des connaisseurs

‘’Il ne peut y avoir de persécution politique sous mon administration. Personne ne pourra utiliser sa position politique pour orchestrer des persécutions…’’, a déclaré Jovenel Moïse sous les applaudissements d’un public suspendu à ses lèvres.
En filigrane, le chef de l’Etat a laissé comprendre dans ses déclarations que les sénateurs Youri Latortue et Evalière Beauplan tentent de s’approprier la lutte contre la corruption à des fins politiques.
Reconnaissant que le système judiciaire haïtien est malade, le Chef de l’Etat se propose de travailler à son redressement parce que, dit-il : ‘’la justice élève une nation’’.

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  • Reynald pierre
    14 décembre 2017, 10:44

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