Jovenel Moïse est-il prêt à écourter son mandat?

Jovenel Moïse est-il prêt à écourter son mandat?

Dans trois mois environ, le 7 février 2021 arrive. Alors que ses opposants réclament son départ à cette date ou avant, Jovenel Moïse continue d’appliquer un agenda s’étendant jusqu’au 7 février 2022, tout en se montrant ouvert à des échanges avec des acteurs de l’opposition. À quoi faut-il s’attendre?

« Je ne suis pas attaché à un mandat, mais à des réformes », a réaffirmé le chef de l’État, sur une station de Radio de la capitale, ce mardi. Jovenel Moïse croit toutefois que son mandat prend fin le 7 février 2022, et qu’il n’est pas nécessaire de débattre decette question.

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La veille, le locataire du Palais national avait exprimé cette même position en des termes plus clairs.

« On ne peut pas discuter de la fin d’un mandat présidentiel », a fait savoir M. Moïse. Selon lui, un départ anticipé sera profitable à des intérêts particuliers au détriment de la majorité.

« Réclamer le départ du président est un faux débat. Entamons de préférence un dialogue autour des réformes de l’Etat », a dit Jovenel Moïse à ses opposants, leur rappelant que le suffrage universel est l’unique voie pour accéder au pouvoir.

Dans une adresse à la nation, le président de la République avait tenu des propos élogieux pour parler des échanges qu’il a eus avec des acteurs radicaux de l’opposition. Mais du côté du pouvoir comme de l’autre côté, aucune idée sur ce qui a constitué le contenu de ces échanges.

Entre-temps, des acteurs de l’opposition, brandissant l’article 134-2 de la constitution amendée, se préparent à relancer la mobilisation afin d’obtenir le départ du président le 7 février 2021.

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  • Antoine Langomier
    13 novembre 2020, 19:41

    Le "pays lock" allait tout bouleverser. Après trois longues années de passage à Vide, pour jeter de la poudre aux yeux, maintenant le président s’attache à des "réformes." Vèkèlè.

    Peu importe 2021 ou 2022, le temps a déjà fait son chemin. Les manœuvres ne pousseront pas le président à faire les 11 Stations sans encombre et de voir le bout du tunnel. Dans le pays, il n’existe pas des acteurs radicaux. Le président avait eu des échanges avec des politiciens Vye Bout Mamit, en quête d’un poste ministériel pour faire un peu d’argent comme à l’accoutumée.

    En 2004 et 2016, on avait vu les "radicaux à l’œuvre." Desras était très content de devenir le ministre de l’ "environnement." Un peu plus tard, un Me André Michel ne voyait rien d’anormal d’être l’avocat du présumé petrodilapidateur Patrick Noramé. Ce qui ne manquait pas de révolter l’ancien député Abel Descollines sur les ondes de radio Kiskeya. En aucun cas, un homme Radical et de Principes ne peut pas se trouver parmi les avocats d’un présumé malfaiteur du nom de Dimitri Vorbe.

    Point Barre a bel et bien fait son chemin comme un autre en plus. Le suivant…

    L’Observatoire des Questions Haïtiennes et Internationales

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