La corruption, nouveau nom de la rage

La corruption, nouveau nom de la rage

Haïti vit depuis un certains temps en mode vendetta et le mot clé est la corruption. On s’accuse, on se déchire, on se détruit, afin de créer le champ libre, soit pour se faire nommer, soit pour se faire élire. Des fois dans des élections qui ne sont même pas encore prévues.

Les gouvernements font peur aux fonctionnaires qui ont servi avant eux en accusant de corruption. Les Parlementaires s’érigent en juges et partis, inventent des commissions, pour faire peur à ceux qui sont en pole position. Ils accusent de corruption. L’opposition crie au scandale dans les moindres dossiers pour faire peur à ceux qui sont actuellement au timon des affaires et gagner de l’audience. Ils accusent de corruption.  Les organisations des droits de l’homme sont vilipendées. Elles sont accusées de corruption. Jovenel aurait une épée de Damoclès sur la tête. Corruption. Luckner Désir vient d’annoncer les couleurs pour ceux qui on servi sous Enex Jean-Charles. Et la saga continue.

Jusque-là, on se croyait dans un épisode du real politique avec la permission de tous les coups. Car, en Haiti on ne se bat que pour l’absolu. Jamais pour le relatif ou le vivre ensemble. Et quand des têtes qui ont fait la une des médias pour des dossiers de corruption et accusations de tout genre s’offrent en apôtre de la lutte anti-corruption comme c’est le cas au Sénat, on se dit tout simplement que des candidats se positionnent pour l’avenir. Car le peuple est amnésique. Ainsi le nom de tous les candidats potentiels à la présidence de 2022 sont dans les portefeuilles de ces Sénateurs. Et le maitre mot : la corruption.

Parmi les champions, on peut citer les Cas-Ci, les cas-là, les Beau Plan ou La Tortue.

Barbancourt

le rhum des connaisseurs

Mais quand l’auguste Sénateur de l’Artibonite, Président de l’Assemblée Nationale de son état, accuse des Organisations Internationales, dont la Banque Mondiale et le FMI d’être les plus corrompues en Haïti, comme c’est le cas dans cette interview diffusée sur télé Pluriel, on doit commencer à se poser des question d’abord sur l’état mental du Président du Sénat ou la signification même du mot passe partout. Et au cas où il aurait raison, de dire carrément qu’on est foutu. A moins que le mot corruption, qu’il soit fondé ou non,  est le seul qui reste quant on veut faire noyer son chien.

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