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Larmes et sacrifices… nos archives de la semaine sur Instagram

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LES ARCHIVES DU FIGARO – Pleurer les grands hommes comme Victor Hugo et les héros anonymes de la place Tiananmen ou des plages du Débarquement. Haut les cœurs, voici le menu chagrin de notre sélection hebdomadaire.

«Les larmes sont un don» écrivait Victor Hugo. Ils sont près de deux millions de Français ce 1er juin 1885 à unir leurs pleurs devant le cortège qui emmène le poète vers le tombeau des grands hommes. Sa mort, attendue pourtant après une lente agonie, a bouleversé le pays entier. Peut-être parce que, comme l’affirme Ernest Renan dans Le Figaro, «il était une des preuves de l’unité de notre conscience française». Et d’ajouter: «M. Victor Hugo fut un très grand homme, ce fut surtout un homme extraordinaire, vraiment unique. Il semble qu’il fût créé par un décret spécial et nominatif de l’Éternel.» Rien de moins.

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Trois ans avant les Français, les Italiens perdaient eux aussi un héros national: Giuseppe Garibaldi le 2 juin 1882. Il était l’un des «pères de la patrie» œuvrant inlassablement pour l’unité du pays. Souvent les grands hommes se reconnaissent entre eux. Victor Hugo était un ami et grand admirateur du général italien pour lequel il donna sa démission à l’Assemblée nationale en 1871. Ils partageaient tous deux le malheur d’avoir perdu des enfants. «Aimons-nous et continuons à servir les hommes, tout en pleurant, vous vos filles, moi mes fils. Mon âme reste parmi les vivants, mais mon cœur est dans le tombeau» écrivait Hugo à Garibaldi en 1874.

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Le 4 juin 1989 c’est la Chine qui pleure ses enfants. Dans la nuit, la jeunesse de Pékin, qui réclamait des réformes politiques, a été massacrée par les chars et les mitraillettes de l’armée. «J’ai vu le courage extraordinaire, l’inconscience héroïque de ces gosses, de ces femmes, de ces vieillards» relatera le journaliste du Figaro témoin de cette nuit de cauchemar. «J’ai senti le vent des balles. Au début, je croyais que c’étaient des balles à blanc, puis j’ai vu une personne tomber; des rivières de sang, et j’ai compris. C’était terrible» en frémit encore aujourd’hui un rescapé.

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La jeunesse fauchée par les balles allemandes, c’était le 6 juin 1944 sur les plages de Normandie. Les forces alliées débarquaient enfin «dans la lumière grise d’une aube d’été» raconte un journaliste du New York Times. Des milliers de soldats trouvèrent la mort ce matin-là, notamment sur la plage d’Omaha, ouvrant par leur action héroïque la voie à la «bataille suprême» annoncée par le général de Gaulle: la libération de la France.

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