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Le Québec absent de la CPL

Le Québec absent de la CPL

Le Canada s’enorgueillira le printemps prochain de sa première ligue de soccer professionnelle… mais il y a peu de chances que le Québec en fasse partie, selon le directeur général de la Fédération de soccer du Québec (FSQ), Mathieu Chamberland, en raison de l’absence d’investisseurs sérieux.

Fondée il y a à peine un an, la Première Ligue canadienne (CPL) de soccer annoncera officiellement aujourd’hui la troisième équipe qui participera à sa toute première saison.

Il n’y aura vraisemblablement pas de surprise lors du point de presse prévu à 18h à York, au nord de Toronto, puisque Canada Soccer a déjà approuvé la candidature de la municipalité ontarienne le week-end dernier, en plus d’acquiescer à celles d’Halifax, de Calgary et de Port City, en Colombie-Britannique.

Le York 9 FC se joindra donc à Hamilton et à Winnipeg, les deux équipes de la CPL présentées lors du dévoilement de la ligue en 2017. Ce qui surprend cependant, c’est qu’aucune ville québécoise ne sera représentée au plus haut niveau national la saison prochaine.

Le directeur général de la FSQ voit effectivement bien mal comment une ville québécoise, à commencer par Québec, pourrait accueillir une franchise de la CPL.

«En ce moment, il n’y a pas d’investisseur qui se soit montré assez sérieux pour débuter dès l’an prochain», a-t-il confié. Il soutient que le marché québécois intéresse la CPL et que des démarches ont été entamées de part et d’autre, mais que le sujet n’aurait toutefois pas été abordé depuis «plusieurs mois».

Dans une entrevue accordée à La Presse, le président de la Première Ligue canadienne, Paul Beirne, s’est quant à lui montré plutôt évasif lorsqu’on l’a questionné sur l’établissement d’une franchise québécoise pour l’entame de la saison 2019.

«Nous voulons et nous aurons des clubs au Québec dans l’avenir», a-t-il tout de même affirmé.

«Notre vision englobe toutes les municipalités qui souhaitent s’impliquer dans la ligue, même les plus petites. Je peux donc certainement envisager des franchises de la CPL à Québec, Montréal et Sherbrooke», a-t-il ajouté.

Les critères de la CPL

M. Beirne soutient que les plans pour accueillir une franchise de soccer de la CPL passent d’abord et avant tout par «l’appui inconditionnel d’une communauté engagée».

La ville doit également avoir une «infrastructure qui a du sens ou, du moins, des plans d’infrastructure qui ont du sens». Il rappelle que les installations devront satisfaire aux critères fixés par Canada Soccer et la CONCACAF et devront être en mesure d’accueillir entre 8000 et 10 000 spectateurs.

Enfin, l’équipe doit compter sur un investisseur qui, «en plus d’avoir une vision à long terme, comprend [le soccer] et se passionne pour le soccer».

En ce qui a trait à la provenance des joueurs, M. Chamberland affirme que la ligue compte imposer un quota de joueurs canadiens qui devront faire partie de chaque équipe, l’objectif de la ligue étant avant tout de favoriser le développement des joueurs du pays.

Les prochains développements

Si la CPL n’officialisera l’ajout d’un seul club ce soir, le président de la ligue assure que «d’autres annonces seront faites toutes les semaines au cours des semaines à venir».

Tout porte à croire que le Fury d’Ottawa, qui évolue actuellement en deuxième division américaine, et le FC Edmonton, qui a cessé de jouer depuis la dissolution de la North American Soccer League (NASL) en 2017, feront le saut en CPL. Entre huit et dix équipes se disputeront donc la première saison de la CPL.

Sur son site, la CPL suggère que pendant de longues années, la route vers le soccer professionnel avait des semblants de cul-de-sac au Canada. Mais selon M. Beirne, la création d’une ligue de premier plan «pour les Canadiens par les Canadiens» esquisse les contours d’un avenir plus prometteur pour le soccer au Canada.

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