Les sénateurs dos à dos sur le renvoi du PM Céant

Les sénateurs dos à dos sur le renvoi du PM Céant

Face à l’acharnement du président de la chambre haute de poursuivre la séance d’interpellation du Premier ministre, Jean Henry Céant, en dépit du fait que la chambre des députés l’a déjà censuré, des sénateurs sont sortis de leur silence pour fixer leur position sur cette situation.

Le Sénat est divisé. Les réactions fusent de partout.

Un groupe de 13 sénateurs, dans une lettre non datée adressée au Président du Sénat, lui demande de prendre en compte le vote de censure que l’assemblée des Députés a infligé au Premier Ministre, Jean Henry Céant et son gouvernement, le 18 mars dernier.

« La motion de censure ayant renvoyé le Premier ministre a été dûment notifiée au Président de la République qui en a pris acte et annoncé des dispositions pour remplacer le Premier ministre déchu », a écrit ce groupe de Sénateurs.

Barbancourt

le rhum des connaisseurs

Ces pères conscrits ont invité l’élu de l’Artibonite, Carl Murat Cantave, à se mettre disponible pour les consultations visant à choisir un nouveau premier ministre.

Parallelement, un groupe de cinq autres sénateurs, dans une correspondance en date du 19 mars, demandent à l’élu de l’Artibonite de convoquer une conférence spéciale des présidents en vue de trouver une solution à cette crise qui, precisent-ils, risque d’entraver l’avenir de la démocratie.

L’ élu du Nord-est, Jacques Sauveur Jean, qui faisait partie des 9 sénateurs interpellateurs, Wilfrid Gelin, Dieudonne Numa Étienne, Kedlaire Augustin, Wilot Joseph sont entre autres signataires de cette note.

Il faut souligner, au passage, que des sénateurs interpellateurs font fi de la décision de la chambre basse.

Ils s’accrochent toujours à la poursuite de la séance d’interpellation du Premier ministre et des deux autres ministres, pour ce mercredi 20 mars 2019.

Une démarche qui, pour eux, vise à faire la lumière sur le dossier des 8 individus arrêtés, le 17 février dernier, 3n possession d’armes de guerre dans les parages de la BRH.

À quel jeu politique jouent nos parlementaires? pourrait-on se demander.

Entretemps, une séance d’interpellation mise en continuation par faute de quorum aura lieu, ce mercredi 20 mars, sous l’égide du président du grands corps qui n’en démord pas.

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1 Comment

  • Wagner PIERRE
    20 mars 2019, 14:34

    Les sénateurs interpellateurs cherchent autre chose, mwen panse ke yo vle gate bagay yo net. Yo Pa egare, yap chèche yon bagay, nou poko ka wèl, Men gen yon bagay dèyè tout sa.

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