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Mise en accusation : les élus proches du pouvoir se positionnent

Mise en accusation : les élus proches du pouvoir se positionnent

Le député Jean-Marie Florestal, réputé proche du pouvoir en place, attend d’être convaincu par ses collègues de l’opposition qui accusent le président de la République de crime de haute trahison.
De l’avis de l’élu de Port-de-Paix, les députés-opposants à Jovenel Moïse se sont fourvoyés dans leur processus de mise en accusation pour avoir sollicité la présence d’anciens commis de l’Etat, entre autres, à la séance spéciale de ce mercredi 7 aout 2019.

Par ailleurs, Jean-Marie Florestal a rappelé à ses pairs que la Chambre des députés ne peut nullement se convertir en instance de jugement.
Le député Alfredo Antoine dénonce une campagne d’intimidation visant les élus proches du pouvoir.
A travers cette campagne qui précède la tenue de la séance de mise en accusation du président de la République recèle des menaces à peine voilées et tente d’influencer le vote de la majorité à la chambre basse, dénonce l’élu de Kenscoff.
Dans l’intervalle, Alfredo Antoine regrette l’absence d’une loi d’application concernant la haute Cour de justice évoquée par la Constitution en son article 185. Ce qui, selon le parlementaire, laisse planer un flou dans la procédure à adopter.
Dans la foulée, un homme de loi a rappelé que la Chambre des députés, dans le cadre de ses travaux régis par la loi, ne peut aucunement auditionner un particulier, un ancien commis de l’Etat par exemple, qui n’a pas d’entrée au Parlement.
Toutefois, Me Patrick Laurent a précisé qu’au cas où certains députés souhaiteraient entendre un ex-dignitaire de l’Etat, question de renforcer leur conviction de mettre en accusation du président de la République, une commission spéciale peut être créée à cet effet.

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