Nouvelle décélération du taux d’inflation en mai 2018

Nouvelle décélération du taux d’inflation en mai 2018

La Direction des statistiques économiques (DSE) de l’Institut haïtien de statique et d’informatique (IHSI) vient de publier, comme à l’accoutumée, son rapport mensuel de l’Indice des prix à la consommation (IPC) pour le mois de mai. De 13.0 % en avril à 12.7 % en mai, le taux d’inflation a, une nouvelle fois, décéléré.

Au cours du mois de mai 2018, le niveau de l’indice général des prix à la consommation (base 100 en Août 2004) est passé de 340.7 à 344.9, soit une augmentation en rythme mensuel (1.3% contre 1.2% le mois précédent) et une décélération en rythme annuel (12.7% contre 13.0%). Ce ralentissement en rythme annuel s’explique surtout par le pic de 15.5% que l’inflation avait connu au mois de mai 2017.

En effet, l’accroissement mensuel enregistré peut être attribué au comportement à la hausse des fonctions de consommation telles que: « Alimentation, Boissons et Tabac » (1.3%), « Habillement et Tissus, Chaussures » (1.6%), « Aménagement Equipement et Entretien du Logement » (1.3%) et « Santé » (1.7%).

Le gonflement de l’indice de l »’Alimentation, Boissons et Tabac » résulte, entre autres, de la variation positive des prix du riz (1.9%), de la viande en moyenne (1.8%), du poulet (1.3%), du poisson frais (2.7%), le hareng saur (2.7%), de la beurre d’arachide (1.4%), de la noix de coco (1.9%), de la banane (1.4%), du mirliton, citrouille (1.8%), du poireau (1.5%), des choux (1.5%), de l’oignon (1.5%), de l’ igname (1.7%), du malanga (1.6%) et de la patate (1.8%).

Barbancourt

le rhum des connaisseurs

L’ »Habillement, Tissus et Chaussures » doit son inflation aux prix du tissus (2.6%), de la chemise (1.6%), du t-shirt à homme (1.6%), du pantalon pour homme (2.1%), de la robe (1.5%) et de la confection de vêtements (1.9%).

Parmi les produits qui ont le plus influencé la hausse de la fonction  » Aménagement, Equipement et Entretien du Logement « , on retrouve : les meubles de salon (1.4%), les rideaux (1.6%), l’insecticide (2.4%), le savon de lessive (1.5%), le désinfectant (1.5%), le salaire du personnel domestique (1.3%) et le nettoyage à sec (1.3%).

Pour sa part, la poussée inflationniste de la fonction « Santé » résulte principalement des médicaments (1.1%), des honoraires payés aux médecins (2.0%), de l’analyse de laboratoire, radiographie (1.2%) et des frais d’hospitalisation (1.9%).

En dépit de cette décélération, le panier de la ménagère est toujours plus cher dans les centres commerciaux (marchés publics) à travers le pays. Ce constat est patent dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince. À la base de cette situation, la décote accélérée de la gourde qui a des impacts négatifs sur le prix des produits qui ne cessent de grimper sur le marché formel et informel. À cet effet, pour changer la donne, il faut de la production de biens et de services locaux.

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