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Olympe de Gouges, Jacqueline Auriol, Françoise Dolto… nos archives de la semaine sur Instagram

Olympe de Gouges, Jacqueline Auriol, Françoise Dolto… nos archives de la semaine sur Instagram

Pour notre semaine très féminine, quelle plus belle entrée en matière? Olympe de Gouges, féministe et révolutionnaire, était une femme de combat. Pour les droits des femmes mais aussi contre l’esclavage et la peine de mort. Opposée à l’exécution du roi, elle paiera le prix fort et sera guillotinée à son tour le 3 novembre 1793. Elle n’avait peur de rien Olympe, apostrophant ainsi sous le nom de Polyme, l’artisan de la Terreur:

«Tu te dis l’unique auteur de la Révolution, Robespierre! Tu n’en fus, tu n’en es, tu n’en seras éternellement que l’opprobre et l’exécration… Chacun de tes cheveux porte un crime… Que veux-tu? Que prétends-tu? De qui veux-tu te venger? De quel sang as-tu soif encore? De celui du peuple?»

Militer, argumenter, provoquer pour faire avancer la cause des femmes, ou tout simplement accomplir. Jacqueline Auriol, en digne héritière des pionnières de l’aviation, a fait preuve d’une extraordinaire ténacité pour devenir la première femme pilote d’essai en 1954. Quelle destinée pour la belle-fille du président Auriol, née le 5 novembre 1917 à Challans et ancienne élève des Beaux-Arts! À trente ans, elle délaisse les ors du palais de l’Élysée pour l’austère cabine de pilotage d’un avion.

C’est la cause des enfants qu’elle défend quand elle révolutionne la psychanalyse pédiatrique. François Dolto, née le 6 novembre 1908, devient rien moins qu’un phénomène de société alors qu’elle prodigue sur France Inter ses conseils aux parents inquiets. Elle modifie durablement le regard de l’adulte vers l’enfant et porte les germes d’une nouvelle génération.

Enfin moins flamboyante, Yvonne de Gaulle. La discrète épouse du grand général, libérateur de la France et artisan de la Ve République, disparaissait le 8 novembre 1979, presque neuf ans jour pour jour après son illustre mari. «Ma femme sans qui rien de ce qui a été fait n’aurait pu l’être» disait Charles de Gaulle. Et pourtant, souligne Marcel Jullian, éditeur du général: «Mme de Gaulle n’avait pas à exister pour l’extérieur. On chercherait, en vain, dans les Oeuvres complètes du général, deux lignes la concernant ou un alinéa consacré à la famille.» Dans l’ombre mais toujours à ses côtés, à Londres comme à l’Élysée, dans la gloire comme dans la chute.

Nous vous parlions aussi cette semaine de Germaine Tailleferre et de la belle Otéro. Pour en savoir plus, rejoignez-nous sur @figaroarchives

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