#PetroChallenge:  »Les politiciens qui veulent utiliser ce dossier à des fins politiciennes vont échouer piteusement », dixit Rénald Luberice

#PetroChallenge:  »Les politiciens qui veulent utiliser ce dossier à des fins politiciennes vont échouer piteusement », dixit Rénald Luberice

Cette citation est l’un des 12 points évoqués par le Secrétaire au Conseil des ministres pour expliquer sa compréhension du dossier PetroCaribe.

Il dit juger au prime à bord plus que normal en démocratie que des citoyens s’intéressent à la gestion de la chose publique, questionnant l’utilisation qui a été faite des fonds PetroCaribe.

Cependant, Rénald Lubérice qui dit parler en tant que citoyen avisé estime que  »beaucoup de citoyens, frustrés ne sont pas intéressés à savoir les faits mais plutôt à conforter l’opinion qu’ils s’étaient déjà faite, (sur le dossier petrocaribe), ce qui peut constituer un handicap à une saine et équitable distribution de la justice, au profit de la vérité, rien que la vérité », écrit-il ajoutant que les citoyens ont le droit de demander des comptes. Les pouvoirs publics ont le devoir de répondre.

Quels pouvoirs publics pourrait-on se demander puisque le citoyen précise que les institutions de contrôle n’ont pas joué leur rôle dans ce dossier.

D’ailleurs, souligne-t-il, la Cour des comptes est en situation de conflit puisqu’elle est à la fois juge et partie. Comment des conseillers qui ont approuvé des contrats peuvent aujourd’hui affirmer que ces contrats ont été surfacturés? Sur quelle base?, s’est-il demandé.

L’appréciation sera forcément biaisée. Cependant, la Cour des comptes n’a pas elle même défini ses missions, c’est bien la faute de notre chère Constitution qui la met en situation d’arbitre et de joueur, parce que les contrôles ex-ante et ex-post n’ont pas été bien définis.

Barbancourt

le rhum des connaisseurs

Le politique demande là à ce que les jugements autour du dossier PetroCaribe soient fondés.

Il croit que les politiques, tout camp confondu, n’ont pas saisi l’enjeu de ce dossier de nature à discréditer davantage les pouvoirs publics et les politiciens professionnels.

« Les politiciens qui pensent pouvoir utiliser ce dossier à des fins politiciennes vont échouer piteusement, tout comme il sera problématique politiquement pour le pouvoir exécutif d’ignorer #PetroChallenge », a averti le proche du Palais national fustigeant le comportement des hommes politiques qui bien qu’ayant participé aux processus décisionnels liés à l’affectation des fonds, cherchent aujourd’hui à utiliser le dossier PetroCaribe à des fins politiques pour éliminer leurs propres adversaires politiques ou adversaires des franges du secteur privé économique ».

Le politique précise, en outre, que les projets financés avec les fonds PetroCaribe les ont été dans un contexte de surfacturation généralisée. Cela veut dire:  »les prix sur le marché étaient acceptés par tout le monde, bien qu’ils étaient exagérément élevés, comme c’est encore aujourd’hui le cas pour de nombreux produits de consommation courante.
La semaine dernière, j’ai un ami qui a demandé 3 devis pour l’achat d’un produit à des entreprises basées à Port-au-Prince, le montant moyen était de 5000 USD, alors que ce même produit coutait 450 USD à Miami, 700 USD en Rep. Dom ». Cherchez l’erreur!

Il n’y a pas de prix de référence sur le marché, basé réellement sur la structure des coûts (on ne sait pas la marge de bénéfice des entreprises, dans un contexte de monopole ou d’arrangements illicites entre vendeurs ou fournisseurs de service).

De plus, monsieur Lubérice s’est questionné sur de nombreux projets financés avec PetroCaribe qui ne sont pas achevés. Pourquoi? Insuffisance de fonds? Malversation? Études de faisabilité absentes ou non sérieuses?, se demande-t-il.

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