population Carcérale traitée en parent pauvre, le RNDDH dénonce et propose

population Carcérale traitée en parent pauvre, le RNDDH dénonce et propose

Le réseau national de défense de droits humains a, une nouvelle fois, attiré l’attention des autorités concernés sur les mauvaises conditions de détention dans les centres carcéraux du pays. Selon un rapport rendu public par les responsables de cet organisme, 120 cas de décès ont été enregistrés dans les différents centres carcéraux du pays au cours de la période allant de janvier à octobre 2018.

La population Carcérale traitée en parent pauvre, le RNDDH dénonce et propose

Le réseau national de défense de droits humains a, une nouvelle fois, attiré l’attention des autorités concernés sur les mauvaises conditions de détention dans les centres carcéraux du pays. Selon un rapport rendu public par les responsables de cet organisme, 120 cas de décès ont été enregistrés dans les différents centres carcéraux du pays au cours de la période allant de janvier à octobre 2018.

Les mauvaises conditions d’incarcération, l’absence des soins médicaux et une alimentation totalement déséquilibrée en sont les causes, rapporte-t-on, dans ce document qui dresse un tableau sombre du système carcéral haïtien.

Barbancourt

le rhum des connaisseurs

« 37% des bâtiments accueillant les centres carcéraux sont vétustes et inadaptés avec des cellules très sales. Les prisons reçoivent 3 fois plus que leur capacité. La majorité d’entre elles n’ont pas de lits ou ne possèdent pas des matelas en nombre suffisant, portant les détenus, notamment ceux des centres carcéraux des régions reculées, à dormir à même le sol, sur des morceaux de carton, des tissus, des tapis ou des draps fournis par les membres de leur famille, note le RNDDH dans son rapport de 23 pages.

En ce qui à trait à l’alimentation, le RNDDH fait remarquer que la nourriture distribuée aux détenus a considérablement diminué. Ils reçoivent un plat par jour, déplore le RNDDH.

La surpopulation carcérale continue de mettre à nu le système judiciaire du pays. En effet, 75.05% des prisonniers sont en situation de detention préventive prolongée. Sur au moins 814 prisonniers recensés dans 11 centres de détention, seulement 24.93  sont condamnés. Au moins 236 d’entre eux n’ont pas encore reçu leur dispositif de jugement, selon l’organisme des droits humains.

Fort de ce constat, le réseau national de défense des droits humains exhorte les autorités de la justice d’équiper les infirmières des prisons en matériels de fonctionnement et en médicaments, d’organiser régulièrement des audiences correctionnelles et  criminelles et de renouveler à temps, en diversité et en quantité suffisante, les stocks de nourriture de manière à offrir au moins deux repas par jour aux prisonniers et prisonnières.

C’est l’essentiel du rapport de RNDDH, organisme de droits humains ayant perdu de son superbe depuis que le nom de l’un de ses responsables, Pierre Espérance, a été cité dans un scandale de corruption.

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