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[Reportage] La fin de l’Eldorado iranien pour les entreprises étrangères

[Reportage] La fin de l’Eldorado iranien pour les entreprises étrangères

Avec notre envoyé spécial à Téhéran,  Nicolas Falez

Total, Peugeot, Airbus et des dizaines d’autres sociétés étrangères ont suspendu leurs activités en Iran ces derniers mois. Touché de plein fouet également, les sociétés de conseil et les cabinets d’avocats qui rêvaient d’accompagner l’ouverture économique du pays.

Ariabod Dehnad est franco-iranien, il est revenu s’installer à Téhéran après l’accord nucléaire de 2015 : « On est venu en Iran avec effectivement beaucoup d’espoir et le coup de massue ça a été le retrait américain de l’accord, il y a quelques mois et depuis le départ de tous nos clients sans exception du pays. Malheureusement on va être obligés bientôt de mettre la clé sous la porte. »

A l’inverse, le cabinet d’avocat parisien Cohen-Amir Aslani a décidé de maintenir son bureau à Téhéran en misant sur les secteurs épargnés par les sanctions américaines comme l’explique la directrice du bureau Rebecca Guyot.

« On a tout ce qui est pharmacie, les outils médicaux et également tout ce qui est l’industrie agroalimentaire, finalement, qui est expressément autorisée, donc de nombreuses sociétés, PME, européennes, qui souhaitent encore commercer avec l’Iran », dit-elle.

L’Union européenne travaille actuellement à la mise en place d’Instex, un système de troc censé protéger certaines transactions des foudres américaines.

(Re) lire : Les entreprises allemandes cessent leurs activités en Iran

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