Sagan, Anouilh, Pearl Buck…nos archives de la semaine sur Instagram

Sagan, Anouilh, Pearl Buck…nos archives de la semaine sur Instagram

LES ARCHIVES DE LA SEMAINE – Une semaine littéraire. Deux écrivaines et un dramaturge se partagent notre sélection.

La romancière Françoise Sagan «le charmant petit monstre» que décrivait François Mauriac dans «Le Figaro» a su imposer un style.

La romancière Françoise Sagan «le charmant petit monstre» que décrivait François Mauriac dans «Le Figaro» a su imposer un style. Rene Saint Paul/©Saint Paul / Bridgeman images

Honneur à l’écriture. Notre semaine commençait sous les bons auspices d’un certain Jules de Goncourt, qui avec son frère Edmond, est à l’origine du prestigieux prix que le monde littéraire convoite chaque année. Françoise Sagan, dont nous fêtions l’anniversaire de naissance le 21 juin 1935, n’a jamais reçu cette admirable récompense. Mais son livre Bonjour Tristesse est consacré par le Prix des Critiques en 1954. Elle n’a que 19 ans. Ce roman fait alors un beau scandale mais également d’énormes ventes. En 1985 l’ensemble de son œuvre est couronné par le Prix Prince de Monaco. Répondant aux questions du Madame Figaro en octobre en 1996, Françoise Sagan confiait: «Les gens se disent, elle vend assez de livres, elle gagne assez bien sa vie comme ça, pas la peine de lui donner des prix en plus». Et d’ajouter qu’elle n’appréciait pas non plus les décorations. «J’aime l’honneur au singulier» assurait-elle tout simplement.

Le dramaturge Jean Anouilh, dont nous rappelions la naissance le 23 juin 1910 a manqué de peu le prix Nobel de littérature en 1962: il est éliminé au profit de l’écrivain américain John Steinbeck. Ce qui n’empêche pas Jean Anouilh d’être honoré par d’autres récompenses. Il reçoit notamment pour son écriture théâtrale le Grand prix du théâtre décerné par l’Académie française. Pudique, réservé, l’écrivain accorde rarement des interviews: «Je ne crois pas à l’utilité des articles en avant-première. Si la pièce est bonne, les gens y vont, c’est tout» confiait-il au Figaro magazine un an avant sa mort.

Née le 26 juin 1892 l’écrivaine américaine Pearl Buck est récompensée par le prix Nobel de littérature en 1938 pour «ses descriptions riches et épiques de la vie des paysans en Chine et pour ses chefs-d’œuvre biographiques». La romancière a fait sa renommée en racontant des sagas romanesques inspirées de l’Orient, qu’elle connaissait bien. On lui doit Vent d’est, vent d’ouest, Fils de dragon, La Terre chinoise et bien d’autres récits, plus de 85 romans au total. À la suite du choix de Pearl Buck -élue à sa première nomination-en 1938, les académiciens se fixent une loi informelle baptisée «loi Pearl Buck» qui veut qu’un candidat doit figurer au moins deux années consécutives sur la liste courte avant d’être couronné.

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