Scandale de kidnapping: Gracia Delva dénonce des attaques politiques

Scandale de kidnapping: Gracia Delva dénonce des attaques politiques

L’élu de l’Artibonite, Gracia Delva, dont le nom est cité dans des actes de kidnapping perpétrés par le gang d’Arnel Joseph, qualifie de politique le rapport produit par la direction centrale de la police judiciaire.

Le sénateur se demande comment les sénateurs de l’Ouest et de l’Artibonite respectivement, Jean Renel Senatus et Youri Latortue, ont pu se procurer du rapport avant qu’il ait été remis au commissaire du gouvernement.

Sans équivoque, Gracia Delva affirme que le rapport de la DCPJ a été orienté par ces sénateurs.

Invité à l’émission du journaliste Valery Numa ce vendredi, le parlementaire dit détenir des informations pertinentes pouvant mettre en mauvaise posture certaines personnes. Cependant, le parlementaire continue de nier sa participation directe dans le kidnaping perpétré dans la capitale, non loin du cimetière de Port-au-Prince, le 16 mars dernier.

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Gracia Delva confirme que l’épouse de la victime, l’homme d’affaires enlevé en compagnie de deux de ses employés revenant de Léogâne, s’est rendue, ce 16 mars, chez lui afin de solliciter son aide financière. Le parlementaire dit avoir prêté un million de gourdes à l’épouse de la victime pour compléter la somme exigée par les ravisseurs.

Selon le RNDDH, le chanteur aurait parlé au téléphone avec Arnel Joseph, le jour même du kidnapping. M. Delva avoue avoir reçu plusieurs appels téléphoniques ce jour-là sans pour autant préciser si ceux d’Arnel en faisaient partie.

Par ailleurs, les organisateurs de défense des droits humains reprochent au sénateur Garcia Delva de ne pas avoir informé la dame des négociations engagées avec les ravisseurs. De plus, l’élu de l’Artibonite n’a pas non plus informé la police judiciaire de ce cas de kidnapping. La famille de la victime a du payer environ 110 mille dollars américains et 55 mille gourdes de rançon, selon Pierre Espérance.

Le parlementaire admet son péché, en ce sens, pour n’avoir pas alerté la police et se dit prêt à comparaître par devant la justice.

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