À l’approche du 7 février 2026, l’espace politique demeure marqué par une profonde incertitude. Lors de l’inauguration de nouveaux locaux du Ministère des Affaires étrangères, le Conseiller-président Leslie Voltaire a, une nouvelle fois, réaffirmé que le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) mettra fin à son mandat à cette date. Toutefois, cette déclaration contraste avec d’autres prises de position laissant entrevoir un discours divergent au sein même du Conseil.
Selon des informations partagées par Garry Pierre-Paul Charles, certains conseillers au sein du CPT plaident en faveur d’une réduction de l’organe. Leslie Voltaire, qui avait pourtant juré de quitter ses fonctions le 7 février, aurait affirmé, lors d’une réunion avec certains partis politiques, que les conseillers ne se retireront pas à cette échéance. Des réflexions seraient en cours pour modifier la composition du Conseil, en réduisant le nombre de ses membres de 9 membres à 5, voire 3. Cette dynamique est perçue par plusieurs observateurs comme une volonté de prolonger leur maintien au pouvoir.
Parallèlement, des partis politiques, des organisations de la société civile et diverses personnalités multiplient les propositions et les déclarations conjointes en vue d’un après-7 février sans chaos, tout en cherchant à éviter un vide institutionnel dans un contexte où aucun scrutin n’a été organisé.
À quelques jours de la fin annoncée du mandat du CPT, aucune option claire et consensuelle ne se dégage encore pour garantir la continuité de l’État.


Taux de change





