Juan Orlando Hernandez, alors président du Honduras, à Tegucigalpa, le 9 janvier 2020. JORGE CABRERA / REUTERS A deux jours du scrutin présidentiel au Honduras sur lequel il compte peser, Donald Trump a annoncé, vendredi 28 novembre, qu’il allait gracier l’ex-président de droite hondurien Juan Orlando Hernandez, condamné en 2024 à quarante-cinq ans de prison aux

A deux jours du scrutin présidentiel au Honduras sur lequel il compte peser, Donald Trump a annoncé, vendredi 28 novembre, qu’il allait gracier l’ex-président de droite hondurien Juan Orlando Hernandez, condamné en 2024 à quarante-cinq ans de prison aux Etats-Unis pour trafic de drogue.
« Je vais accorder une grâce totale et absolue à l’ancien président Juan Orlando Hernandez qui d’après de nombreuses personnes que je respecte énormément, a été traité de manière très dure et injuste », a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.
Cette annonce survient au moment où le républicain, qui n’hésite pas à s’inviter dans la vie politique d’autres pays, multiplie les appels à voter pour le candidat de droite Nasry Asfura, qui vient du parti de M. Orlando Hernandez.
Joint par l’Agence France-Presse après cette annonce, Nasry Asfura a assuré n’avoir « aucun lien » avec Juan Orlando Hernandez. « Le parti n’est pas responsable des agissements personnels », a-t-il affirmé par téléphone, tout en saluant le soutien que lui a apporté Donald Trump.
Les électeurs de ce pays d’Amérique centrale sont appelés à choisir dimanche entre la continuité d’un gouvernement de gauche et le retour de la droite lors d’élections à la fois législatives et présidentielle au résultat incertain. Les trois candidats qui font la course en tête sont donnés au coude-à-coude et s’accusent mutuellement de préparer une fraude électorale.
Si « Asfura remporte l’élection présidentielle au Honduras, les Etats-Unis lui accorderont tout leur soutien, car ils ont une grande confiance en lui », a réaffirmé vendredi Donald Trump, tout en laissant entendre que, dans le cas contraire, Washington pourrait restreindre ses financements à ce pays. « S’il ne remporte pas les élections, les Etats-Unis ne gaspilleront pas leur argent », a-t-il ainsi assuré.
Pression militaire
Le Honduras est l’un des pays les plus violents d’Amérique latine, du fait principalement des gangs qui contrôlent le trafic de drogue et le crime organisé.
Juan Orlando Hernandez, qui fut chef d’Etat du Honduras de 2014 à 2022, purge actuellement une peine de quarante-cinq ans sur le sol américain pour trafic international de drogue, après avoir été reconnu coupable d’avoir aidé à expédier des centaines de tonnes de cocaïne aux Etats-Unis.
Donald Trump n’a pas précisé la date à laquelle il pourrait être gracié.
Le président américain juge que l’Amérique latine fait partie de la sphère d’influence des Etats-Unis et il a adopté une posture résolument interventionniste dans la région, n’hésitant pas par exemple à conditionner l’aide américaine à la bonne volonté des gouvernements et à ses affinités avec leurs dirigeants.
Il exerce aussi une pression militaire. Les Etats-Unis ont déployé le plus grand porte-avions du monde dans les Caraïbes, ainsi qu’une flottille de navires de guerre et d’avions de chasse, dans le cadre d’opérations antidrogue visant particulièrement le Venezuela, ennemi de Washington.


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