Assassinat de Jovenel Moïse : Six mois après, quelle avancée enregistrée dans l’enquête judiciaire?

Assassinat de Jovenel Moïse : Six mois après, quelle avancée enregistrée dans l’enquête judiciaire?

Dans un rapport d’enquête publié jeudi 6 janvier, date ramenant le sixième mois de puis l’assassinat du président Jovenel Moïse, le réseau national de défense des droits humains (RNDDH), a mis l’emphase sur le laxisme des autorités à faire avancer l’enquête. Dans la rubrique “Appels croisés et enregistrés”, l’organisme de défense des droits humains dévoile des milliers d’appels téléphoniques placés entre les présumés assassins et des dignitaires de l’Etat dont le premier ministre Ariel Henry.

« L’attention du RNDDH a particulièrement été attirée par les milliers appels téléphoniques passés entre des personnes indexées dans la préparation et la perpétration de cet assassinat. Quelques-uns parmi ces appels croisés méritent d’être relatés », lit-on dans ce document.

Barbancourt

le rhum des connaisseurs

En effet, Joseph Félix Badio, l’un des supects clés dans cet assassinat, en cavale et activement recherché par les autorités judiciaires et policières, a eu plusieurs appels téléphoniques, de janvier à juillet, avec les personnes suivantes: Cinéus Francis ALEXIS, Léon CHARLES,
Reynaldo COVINGTON, Marie Jude Gilbert DRAGON, Ariel HENRY,
Harshcard Pierre JOSEPH, John Joël JOSEPH, Christian Emmanuel SANON, James SOLAGES et Wendell Coq THELOT.

Quant au premier ministre Ariel Henry, il aurait eu douze (12) appels téléphoniques avec Joseph Felix Badio dont les deux derniers remontent à cette nuit cauchemardesque du 6 au 7 juillet 2021.

« Lors de cette même nuit, Joseph Félix Badio a également échangé, par téléphone, avec Marie Jude Gilbert DRAGON, John Joël JOSEPH, Marie Jude Jacques NAU alias Jacky NAU, Dimitri HERARD et Jude LAURENT », poursuit ce document d’une douzaine de pages.

Le RNDDH informe que les responsables de sécurité du palais national se sont entretenus, via des numéros différents avec ces personnes.

« Pour leur part, Jean Laguel CIVIL et Dimitri HERARD ont utilisé, tout au cours de cette période analysée par le RNDDH, des numéros de téléphone différents. Ils étaient cependant en contact constamment avec les individus cités plus haut », explique ce rapport soulignant que dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021, certains de ces téléphones émettaient à Pèlerin, dans les parages de la résidence privé du président, à Pétion-Ville et aux alentours du palais national.

Laisser un commentaire

Votre adresse électronique ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués d'un *