Belmondo en 1960: «Il n’est pas beau. Nonchalant et violent, voici Jean-Paul Belmondo.»

LES ARCHIVES DU FIGARO – Jean-Paul Belmondo est mort ce lundi à l’âge de 88 ans à Paris. A ces débuts, il renversa les codes: son talent primait sur sa beauté, incarnant le nouveau héros des temps modernes.

Article paru dans Jours de France du 30 juillet 1960

Venise est toujours le paradis des amoureux. Depuis leur mariage, voici quatre ans, Jean-Paul Belmondo -la révélation d’À bout de souffle– et sa femme Élodie, rêvaient d’une lune de miel dans la ville aux mille gondoles. Grâce au film qu’il tourne en Italie, ils viennent de réaliser leur rêve. Dans les pages suivantes, Yves Salgues vous raconte l’histoire de ce comédien insolite dans lequel toute une jeunesse s’est reconnue.

Barbancourt

le rhum des connaisseurs

Grâce à lui, la séduction a changé de visage

Dans Venise toute alanguie sous le lourd ciel orageux d’un dimanche de juillet, seul le gondolier ne les prit point pour un couple de vagabonds: il reçut d’eux un somptueux pourboire. Lui portait un blue-jeans délavé et une chemise largement ouverte -fidèle ainsi à ce style débraillé qui est un des éléments de sa popularité foudroyante. Elle, un pantalon de shantung argenté et un pull-over noir à courtes manches frangées. Chaque fois qu’elle voulait embrasser son mari -et c’était souvent- son sac de raphia la gênait.

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