Carrefour Rita, symbole d’une dégradation routière généralisée

Carrefour Rita, symbole d’une dégradation routière généralisée

Dans de nombreuses zones du pays, le quotidien des citoyens est marqué par une dégradation routière qui semble désormais banalisée. Les nids-de-poule se multiplient, les voies se creusent, se fissurent, se transforment en pièges permanents pour les conducteurs comme pour les piétons. Et face à cette détérioration progressive, aucune réponse minimale ne se fait sentir.

À chaque saison des pluies, Carrefour Rita, dans la commune de Tabarre, se transforme en une scène de désolation. Les routes disparaissent sous les eaux boueuses, les habitations sont encerclées par les inondations et les habitants, eux, survivent tant bien que mal dans une indifférence devenue insupportable. Mais le plus choquant n’est pas seulement la pluie : c’est le silence des autorités.

Où est la commission municipale de Tabarre pendant que les familles pataugent dans l’eau sale et les détritus ? Où se trouve le ministre des Travaux publics, pourtant si prompt à annoncer des projets et des réhabilitations qui tardent toujours à produire des effets concrets sur le terrain ? Et que dire du SNGRS, censé gérer les déchets et assainir les zones à risque, mais invisible lorsque les canaux débordent et que les ordures bloquent les passages d’eau ?

Chaque inondation révèle la même vérité amère, absence d’entretien, manque d’anticipation, irresponsabilité institutionnelle. Les habitants ne demandent pas des miracles, mais un minimum de respect et de présence. Même un petit effort d’entretien, comme boucher les trous les plus dangereux, n’est plus visible. Les routes sont laissées à elles-mêmes, comme si leur entretien relevait d’un luxe et non d’une nécessité élémentaire. Cette négligence s’ajoute à une longue liste de manquements institutionnels qui affectent directement la vie quotidienne des citoyens.