C’est fini le télétravail pour les professeurs en cas de COVID-19

C’est fini le télétravail pour les professeurs en cas de COVID-19

Depuis la rentrée, il n’est plus permis aux professeurs d’enseigner à distance s’ils présentent des symptômes de la COVID-19, et leur période d’isolement de cinq jours sera déduite de leur banque de congés maladie.
« Le Centre de services scolaires nous a informés que les enseignants ayant des symptômes de la COVID-19 n’étaient plus autorisés à assurer leurs cours en télétravail pendant leur période d’isolement », détaille François-Olivier Loignon, enseignant dans la région de Québec. 
Les profs sont toujours tenus de s’isoler pendant 5 jours, mais devront désormais déduire ces jours de leur banque de congés maladie annuelle, ce qui suscite l’incompréhension du corps professoral.  
« Je n’ai que 6 jours de congés maladie par an, si j’attrape la COVID une fois, il ne me restera qu’une seule journée, déplore l’enseignant. Cela pousse les professeurs à un dilemme impossible : épuiser leur banque de congé maladie en cas d’isolement, ou assurer leurs cours malgré les symptômes, au risque de contaminer d’autres personnes. »
Contactée par Le Journal, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) a confirmé cette décision.
« La fin du télétravail pour les professeurs est effective depuis le début de la rentrée, affirme un responsable de la CSQ. C’est une situation préoccupante qui fera l’objet de discussions. Nous sommes en désaccord complet avec cette décision. »
Retour à la « normale »
Le 1er juin dernier, l’Assemblée nationale avait adopté la loi mettant fin à l’état d’urgence sanitaire, ainsi qu’à l’arrêté prévoyant les mesures transitoires mises en place pour l’éducation dans le cadre de la pandémie, incluant la possibilité de donner des cours à distance.
« Avec la fin des mesures sanitaires, on est revenus aux dispositions des conventions collectives classiques, et l’enseignement à distance n’est pas prévu par celles-ci », regrette la CSQ.
Le ministère de l’Éducation a informé le réseau scolaire des nouvelles consignes applicables le 24 août dernier précisant que « les recommandations s’appliquent de la même manière et sans exception pour le réseau des établissements d’enseignement publics et privés. » 
« Il y a un manque de clarté au niveau ministériel, déplore un membre de la Fédération autonome de l’enseignement ayant requis l’anonymat. La santé publique prône un retour à la normale et fait comme si la COVID-19 n’existait plus, mais continue d’émettre une consigne d’isolement pour 5 jours. Ce n’est pas cohérent. » 

Depuis la rentrée, il n’est plus permis aux professeurs d’enseigner à distance s’ils présentent des symptômes de la COVID-19, et leur période d’isolement de cinq jours sera déduite de leur banque de congés maladie.
« Le Centre de services scolaires nous a informés que les enseignants ayant des symptômes de la COVID-19 n’étaient plus autorisés à assurer leurs cours en télétravail pendant leur période d’isolement », détaille François-Olivier Loignon, enseignant dans la région de Québec. 
Les profs sont toujours tenus de s’isoler pendant 5 jours, mais devront désormais déduire ces jours de leur banque de congés maladie annuelle, ce qui suscite l’incompréhension du corps professoral.  
« Je n’ai que 6 jours de congés maladie par an, si j’attrape la COVID une fois, il ne me restera qu’une seule journée, déplore l’enseignant. Cela pousse les professeurs à un dilemme impossible : épuiser leur banque de congé maladie en cas d’isolement, ou assurer leurs cours malgré les symptômes, au risque de contaminer d’autres personnes. »
Contactée par Le Journal, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) a confirmé cette décision.
« La fin du télétravail pour les professeurs est effective depuis le début de la rentrée, affirme un responsable de la CSQ. C’est une situation préoccupante qui fera l’objet de discussions. Nous sommes en désaccord complet avec cette décision. »
Retour à la « normale »
Le 1er juin dernier, l’Assemblée nationale avait adopté la loi mettant fin à l’état d’urgence sanitaire, ainsi qu’à l’arrêté prévoyant les mesures transitoires mises en place pour l’éducation dans le cadre de la pandémie, incluant la possibilité de donner des cours à distance.
« Avec la fin des mesures sanitaires, on est revenus aux dispositions des conventions collectives classiques, et l’enseignement à distance n’est pas prévu par celles-ci », regrette la CSQ.
Le ministère de l’Éducation a informé le réseau scolaire des nouvelles consignes applicables le 24 août dernier précisant que « les recommandations s’appliquent de la même manière et sans exception pour le réseau des établissements d’enseignement publics et privés. » 
« Il y a un manque de clarté au niveau ministériel, déplore un membre de la Fédération autonome de l’enseignement ayant requis l’anonymat. La santé publique prône un retour à la normale et fait comme si la COVID-19 n’existait plus, mais continue d’émettre une consigne d’isolement pour 5 jours. Ce n’est pas cohérent. » 

Barbancourt

le rhum des connaisseurs

Vous avez des informations à nous partager à propos de cette histoire?
Vous avez un scoop qui pourrait intéresser nos lecteurs?
Écrivez-nous à l’adresse ou appelez-nous directement au 1 800-63SCOOP.

    </div>
    </div>

Laisser un commentaire

Votre adresse électronique ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués d'un *