Des organisations de femmes ont gagné les rues pour dire « NON à la dictature et à l’insécurité »

Des organisations de femmes ont gagné les rues pour dire « NON à la dictature et à l’insécurité »

À l’occasion de la journée nationale du Mouvement des femmes haïtienne, des militantes et organisations de femmes ont gagné les rues, ce 3 avril, pour dire « NON à la dictature et à l’insécurité ». La marche qui a démarré au carrefour de l’aéroport pour aboutir sur la place de la Constitution au champs-de-mars s’est déroulée sans incidents.

Cette journée a été une occasion pour les participants d’exiger le respect de la Constitution de 1987 et le droit à la vie.

Barbancourt

le rhum des connaisseurs

« Les femmes sont torturées, battues, enlevées et violées, massacrées dans les quartiers populaires sans que les autorités ne lèvent le petit doigt », déplore cette militante qui condamne le laxisme des autorités étatiques.

Les manifestants qui ont déambulé dans les rues dans une ambiance de carnaval ont exprimé leur ras-le-bol face à l’équipe au pouvoir qui se montre impuissante à lutter contre les bandits qui règnent en maîtres et seigneurs dans plusieurs quartiers populaires dans la région métropolitaine de Port-au-Prince.

Parallèlement, Pascale Solage l’une des initiatrices de cette marche, en a profité de l’occasion pour exiger la participation des femmes dans la lutte pour la démocratie. Selon elle, c’est la seule garantie pour construire un état de droit en Haïti.

Au champs de mars, les manifestants ont organisé un concert de casseroles pour faire entendre leur voix. Ils ont également fait le tour de plusieurs pneus enflammés érigés au carrefour de l’avenue de la République et de la rue Capois afin de dénoncer le référendum et le soutien de la communauté internationale au président Jovenel Moïse.

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  • Antoine Langomier
    5 avril 2021, 01:10

    "Nèg toujou chèche pou yo manje, sa se pwemye panse l, ane ke l pa bon li gen tout Anbisyon, li vle fè tout Chanjman… Se pa anyen ki serye, bonèt li ap chavire, lepèp pap egziste si chans pal li rive. Se Ayisyanite, mizè lot pa konte, se vre…" Atis Manno Charlemagne

    Au nom de la démocratie coquille vide pour plus de 95% de la population depuis plus de trois décennies, la communauté internationale a choisi son camp. On ne change pas une équipe qui fait l’affaire du "Core Group." Il revient à ces organisations de femmes, des partis politiques et de la société civile de mettre le pouvoir dans l’impossibilité d’organiser le référendum illégal et les élections "grenn soulye" dans l’intérêt des partis satellites du PHTK.

    Au cours des années perdues (1986-2021), dans l’ensemble sur le terrain politique, les femmes n’ont pas fait mieux que les hommes. Dans le cadre du Système, une Claudette Werleigh… ou Michèle Duvivier Pierre-Louis n’avait étonné personne. Comme leurs patrons Aristide/Preval, elles n’avaient rien fait d’extraordinaire dans le sens de la redemption des masses. Yo tout te fè yon kou tou. Epi, anyen!

    Maintenant, c’est le tour de Marie Ghislaine Monpremier. Une certaine Stéphanie Balmir a aussi fait son temps. En attendant le Procès Petro Caribe, une Marie Carmelle Jean Marie n’est pas la femme coquette et très pointilleuse que j’avais eu la chance de côtoyer avant d’atterrir au ministère de l’économie et des finances. Depi m te wè Marie Carmelle retounen nan ministè a, dans le cadre du même pouvoir, je l’attendais de pye fè m dans les couloirs du Parlement en vue de faire le jour sur certains dossiers… Et la CSCCA de faire le reste du travail. Comme Jean Max Bellerive, Marie Carmelle Jean Marie fait partie des présumés fossoyeurs de la nation. D’une époque à l’autre, le "shithole" a ses architectes.

    OQHI

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