Dinde de Noël : la facture sera-t-elle salée ?

Dinde de Noël : la facture sera-t-elle salée ?

Publié le : 26/11/2021 – 00:56

                La dinde de Noël sera-t-elle accessible à tous ? Aux États-Unis, en Grande-Bretagne, ou en France, les prix montent… mais pas dans les mêmes proportions.&nbsp;                </p><div>
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                Le porte-monnaie des Américains a souffert pour le repas de Thanksgiving, et il y a peu de chance que cela s'arrange d'ici Noël : la dinde est en moyenne pour ce quatrième trimestre 20 % plus cher que l'année dernière, selon les chiffres du ministère américain de l'Agriculture.

Par crainte d’une demande en baisse pour ces fêtes et face au contexte sanitaire imprévisible les éleveurs ont redimensionné leurs élevages. Fin septembre, les stocks américains de petites dindes congelées et d’escalopes de dinde ont baissé de plus de 20 à 50 % selon les catégories de produits par rapport à l’année dernière.

Barbancourt

le rhum des connaisseurs

Une production moindre pour éviter les invendus au 1er janvier

Une dinde plus rare est devenue une dinde plus chère, d’autant qu’il a fallu dépenser plus cette année pour la nourrir, les coûts de l’alimentation bétail ayant augmenté de 30 %. Et sachant qu’ils représentent 60 % des coûts de production pour un éleveur, on voit vite que la facture ne peut que monter.

Cette tendance est générale, précise Jean-Paul Simier, économiste spécialiste des marchés agricoles et collaborateur du rapport Cyclope, la bible française des matières premières, le prix de la volaille a globalement augmenté de 15 à 20 % après la pandémie et personne ne sait dire pour quand sera le retour à la normale.

Partout les éleveurs partagent la même crainte : celle de se retrouver le 1er janvier avec des dindes invendues qui n’auraient alors plus de valeur marchande une fois les fêtes passées. D’où la décision de certains fermiers américains de produire plus de petits volatils qui pourront plus facilement être écoulés hors période festive.

La dinde britannique pourrait souffrir aussi du Brexit

Au Royaume-Uni, où la dinde est aussi un plat incontournable, les prix s’annoncent encore plus tendus à cause du Brexit qui pèse très lourd sur la chaîne d’approvisionnement en produit alimentaire. La dinde pourrait se faire du coup plus rare sur les tables britanniques.

Le prix de la française devrait lui se tenir sans flamber. La dinde bleu-blanc-rouge a la spécificité d’être une dinde fermière qu’il faut six mois à produire. Les prix du maïs et du soja ne s’étaient pas encore envolés au mois de juin et n’ont donc pas poussé les éleveurs à réduire la voilure.

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