Éphémérides du 9 décembre

Éphémérides du 9 décembre

Les événements historiques qui se sont déroulés un 9 décembre en Haïti et ailleurs.

1844 : Naissance en Italie de Mgr. Giulio Tonti

Mgr. Tonti fut d’abord le délégué apostolique du Saint Siège en Haïti (10 août 1892) avant de devenir d’abord l’administrateur (février 1893) et ensuite Archevêque de Port-au-Prince du 1er Octobre 1894 au 12 septembre 1902. Il devint, par la suite, Nonce apostolique au Brésil et Portugal. Elevé au rang de cardinal le 6 Décembre 1915, il dirigea jusqu’à sa mort (11 Décembre 1918) la Congrégation des religieux.

Rapporté par Le Nouvelliste:
Aujourd’hui (13 sept 1902), par le transatlantique français nous a quitté définitivement Mgr. Tonti, délégué apostolique, archevêque de Port-au-Prince.
Hier soir, sa Grandeur a fait ses adieux à la Cathédrale, à une foule de fidèles; la veille, Elle avait assisté à un banquet donné en son honneur à Ste Rose de Lima.
Mgr Tonti se rend à Rome, puis gagnera son nouveau poste, au Brésil, comme Nonce de S.S. le Pape.

1883 : Naissance d’Elie Lescot

Président d’Haiti du 15 mai 1941 au 11 janvier 1946, Elie fut pendant longtemps ministre d’Haiti Washington. Après avoir été renversé, il partit pour l’exil et revint en Haïti quelques trois seulement avant son décès survenu le 20 octobre 1974.

1941 : Haïti déclare la guerre à l’Allemagne et au Japon

“Le branle-bas des combats se réduit à des attaques verbales et à des mesures… contre les ressortissants des pays ennemis, pour la plupart des commerçants dont les biens sont mis sous séquestre et les activités commerciales suspendues.”

Source : Claude Moise. Constitutions et luttes de pouvoir en Haiti. Tome II 1915-1987: de l’occupation à la dictature macoute.
Montréal: CIDIHCA. 1990.; page 233.

Journée Mondiale

9 décembre : Journée internationale de prévention des génocides

En fait, le véritable nom de cette journée est “Journée internationale de commémoration des victimes du crime de génocide, d’affirmation de leur dignité et de prévention de ce crime”. Nous lui avons préféré le nom anglais “génocide prevention Day” qui a tout de même le mérite de la concision, sans perdre pour autant le sens de la journée…

“Les États Membres et la communauté internationale doivent rendre hommage aux victimes du génocide et à leur famille, en mémoire des souffrances qu’elles ont endurées, et pour ce faire lutter encore plus fort contre les manifestations de haine, d’intolérance, de racisme et de xénophobie.”

Barbancourt

le rhum des connaisseurs

Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU de 2007 à 2016.

Une résolution adoptée à l’unanimité
C’est en septembre 2015 que l’Assemblée générale des Nations Unies a déclaré le 9 décembre, Journée internationale de commémoration des victimes du crime de génocide, d’affirmation de leur dignité et de prévention de ce crime.

Cette date n’est pas le fruit du hasard puisque le 9 décembre est précisément la date anniversaire de l’adoption de la Convention de 1948 pour la prévention et la répression du crime de génocide.

Convention sur le génocide
L’objectif de cette Journée Internationale est de faire connaître au grand public les intentions de cette Convention sur le génocide et son rôle dans la lutte contre le génocide et la prévention de ce crime. Elle vise aussi à rendre hommage aux victimes.

En adoptant la résolution sans vote, l’Assemblée de 193 membres a confirmé la responsabilité de chaque État de protéger ses populations du génocide, et renforcer les actions de prévention de ce crime et de l’incitation au génocide.

9 décembre : Journée Mondiale des Nations Unies contre la corruption

Les Nations Unies lancent une nouvelle Convention mondiale contre la corruption le 9 décembre, désormais Journée internationale de lutte contre la corruption. Elle établit de nouvelles normes et constitue une avancée considérable en matière de recouvrement des avoirs illicites envoyés à l’étranger. Mais son succès exige une volonté politique et un engagement à faire le suivi de sa mise en œuvre.

La Convention des Nations Unies contre la corruption, ouverte à la signature dès décembre 2003 à Mérida, Mexique, est une étape importante dans l’effort international pour combattre la corruption, selon Transparency International, principale organisation non gouvernementale internationale se consacrant à la lutte contre la corruption. La cérémonie de signature de la Convention, le 9 décembre, date récemment adoptée comme journée internationale anti-corruption par l’Assemblée générale de l’ONU, est le résultat de 3 ans d’efforts de 129 pays pour agir contre la corruption au niveau mondial.

“La Convention fournit un ensemble de normes et de mesures très complet visant à favoriser la coopération internationale et les efforts au plan national pour combattre la corruption” a déclaré aujourd’hui à Merida Peter Eigen, Président de Transparency International. “La Convention comble les lacunes flagrantes observées au niveau de deux des outils les plus importants pour combattre la corruption internationale : l’assistance juridique mutuelle et le recouvrement des avoirs envoyés à l’étranger par des fonctionnaires corrompus” a ajouté Eigen.

Faciliter les poursuites judiciaires
La convention de l’ONU prévoit l’instauration d’un système efficace d’assistance juridique mutuelle. Ceci devrait faciliter les poursuites judiciaires dans les cas de corruption transfrontaliers. Les cas de corruption internationaux tels que l’affaire Elf ou celle du projet hydraulique de la région des Highland au Lesotho constituent de rares exceptions, où des procureurs persévérants ont obtenu des résultats après des années d’efforts. Beaucoup plus fréquemment en effet, les cas sont abandonnés parce que le manque de coopération avec l’étranger rend presque impossible toute tentative de remonter la piste de l’argent.

La convention de l’ONU suscite également l’espoir que des fonds transférés à l’étranger par des chefs d’État corrompus (les accusations les plus connues ont été portées contre messieurs Abacha, Taylor, Mobutu, Fujimori, Bhutto et Suharto) pourront être restitués aux pays d’où ils ont été pillés et employés pour améliorer le bien-être du peuple. La Convention est révolutionnaire en ce qu’elle inclut pour la première fois dans un instrument juridique international le concept, la description et les procédés en matière de coopération internationale pour le recouvrement des avoirs volés. La Convention établit également que les personnes ayant subi des dommages à cause de la corruption ont le droit d’initier une action en justice à l’encontre des responsables.

Bien que la Convention des Nations Unies ouvre de grandes perspectives, elle ne prévoit pas de processus qui garantisse l’efficacité de sa mise en œuvre. ” L’échec des négociations sur le problème du suivi, qui a abouti à la décision de reporter les réflexions de plusieurs années, constitue l’une des insuffisances les plus préoccupantes de la Convention, ” a dit Peter Rooke, membre du Conseil Consultatif de TI. L’expérience des autres conventions anti-corruption, y compris celles de l’OCDE, du Conseil de l’Europe, et de l’Organisation des États américains, a clairement démontré que les procédures de mise en oeuvre étaient essentielles pour s’assurer que les promesses diplomatiques se transforment en une action gouvernementale efficace contre la corruption.

Une convention profondément amputée…
Au cours des 3 années de négociations, d’autres dispositions de la Convention des Nations unies ont aussi été édulcorées : un article important, qui exigeait des États-partis qu’ils prennent des mesures sur la transparence et l’obligation de rendre compte au niveau du financement des partis politiques, a été remplacée par une disposition facultative presque insignifiante. Une autre disposition appelant les États à criminaliser les pots-de-vin dans le secteur privé a, elle aussi été rendue facultative. Cependant, l’inclusion de la corruption au sein du secteur privé dans le texte, en dépit de l’absence d’un consensus concernant des dispositions impératives spécifiques, a au moins eu pour conséquence que la corruption d’entreprise est un sujet de préoccupation majeur au niveau mondial.

Transparency International qui a participé à toutes les sessions de négociation, s’engage à soutenir le développement d’un processus efficace de suivi de la Convention des Nations Unies. TI et ses quatre-vingt-dix sections nationales présentes dans le monde entier ont une grande expérience de la mise en œuvre des conventions existantes. ” Établir un mécanisme efficace et constructif pourrait prendre du temps, ” a expliqué Peter Rooke, ” mais TI se réjouit d’avoir la possibilité de contribuer à ce processus. “

“La tâche la plus importante est dorénavant d’exhorter les États à ratifier la Convention aussi vite que possible, afin qu’elle devienne un instrument opérationnel et juridiquement opposable aux États parties. ” La Convention requiert le dépôt de 30 instruments de ratification pour pouvoir entrer en vigueur. Cependant, l’impact qu’aura la Convention sur le combat contre la corruption dépendra de sa mise en œuvre efficace ainsi que de son application par un grand nombre d’Etats. “

Prendre conscience et agir
“Comme instrument mondial de lutte contre la corruption, la Convention donne une occasion unique de créer une prise de conscience publique et d’augmenter l’engagement à lutter contre la corruption ” a déclaré Rooke. ” Cela inclut la sensibilisation sur les conséquences tragiques de la corruption, ainsi que sur l’existence de mesures qui peuvent être prises pour la limiter. La Convention est la preuve d’un engagement mondial, et fournit aux citoyens du monde entier une base à partir de laquelle ils pourront s’assurer que leurs gouvernements respectifs mettent leurs projets à exécution. ” TI se réjouit donc de l’inclusion dans la résolution de l’Assemblée Générale sur l’adoption de la Convention de la décision de retenir le 9 Décembre comme Journée internationale anti-corruption.

9 décembre : Journée nationale de la laïcité

En temps “normal”, cette journée passait plutôt inaperçue… non pas qu’elle soit tout à fait récente puisque le sénat français avait voté une résolution en ce sens dés le 1er juin 2011. Mais après les événements tragiques de janvier 2015 en France, elle revêt une importance toute particulière et l’invitation à la célébrer est aussi une invitation à “se souvenir”.

Le 9 décembre 1905
La date retenue, le 9 décembre, coïncide avec le vote de la loi de séparation de l’église et de l’état en 1905. A l’époque, les menées anti-cléricales sont à leur maximum et la chambre radicale socialiste veut “bouffer du curé”. On ne peut pas vraiment dire que l’idée de laïcité partait alors sur de bonnes bases…

Mais en y réfléchissant un peu plus, on peut dire que la république s’engageait alors dans une voie “moderne” en séparant clairement ce qui devait l’être, dans le respect des choix et des convictions de chacun.

L’histoire du XXème siècle naissant, et celle de la grande guerre particulièrement, allait paradoxalement permettre de retrouver un pays réconcilié autour de ses valeurs et moins intolérant à l’encontre du fait religieux.

Laïcité positive ?
Quel est l’état des lieux aujourd’hui ? Si il est toujours nécessaire de célébrer une journée de la laïcité, c’est que les choses ne vont toujours pas “de soi”. Les fondamentalistes religieux ont de plus en plus de mal à l’accepter tandis que les défenseurs de la laïcité ne se distinguent pas toujours par la finesse de leurs positions.

Il serait trop simple de renvoyer les uns et les autres dos à dos sans prendre position. Et même si cela relève aujourd’hui d’une certaine utopie, tentons d’imaginer une société apaisée où tout un chacun accepte l’autre sans préjugé, dans le respect de sa personne et de ses croyances.

Points de vues
(…) la laïcité correspond à cette séparation de la religion et de la politique, à la naissance de l’humanisme politique, au sens propre du terme, c’est-à-dire à cette position de l’humain comme fondement du droit, des autorités morales et politiques.

Luc Ferry
philosophe, ancien ministre de l’éducation

Une laïcité positive, dynamique, active, polémique, de confrontation, basée sur la reconnaissance mutuelle du droit de s’exprimer, la rencontre des cultures et des convictions opposées.

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