Plus de 500 policiers et gendarmes en provenance du Tchad sont attendus en Haïti dans le cadre de la Force de répression des gangs (FRG), une mission multinationale soutenue par l’Organisation des Nations Unies. Ce déploiement vise à appuyer directement les forces de sécurité haïtiennes confrontées à l’influence grandissante des groupes armés, notamment dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince.
Selon des informations sécuritaires, les unités tchadiennes suivent actuellement un programme de préparation avancée, incluant des entraînements spécifiques aux opérations en milieu urbain complexe, caractérisé par une forte densité de population et des risques élevés d’affrontements armés. Avant leur arrivée, une mission technique pourrait être envoyée afin d’évaluer les besoins logistiques et les réalités opérationnelles sur le terrain.
Cette contribution du Tchad s’inscrit dans le cadre d’une mobilisation internationale visant à renforcer les dispositifs de sécurité en Haïti, en coordination avec plusieurs pays partenaires engagés dans la stabilisation du pays.
La FRG, validée par les Nations unies, devrait à terme regrouper environ 5 500 agents, incluant militaires et policiers issus de différents États contributeurs. Son déploiement complet est prévu pour avril 2026. La mission aura pour objectif principal de mener des opérations offensives ciblées contre les gangs armés qui contrôlent une partie importante de la capitale et de ses environs.
Depuis plusieurs années, la situation sécuritaire en Haïti ne cesse de se détériorer, avec une recrudescence des enlèvements, des attaques contre des infrastructures publiques et une perte progressive du contrôle de certains territoires par l’État. Les mécanismes mis en place jusqu’ici, notamment la MMSS, n’ont pas permis de contenir durablement la crise.
Dans ce contexte, l’arrivée de nouvelles forces étrangères, dont le contingent tchadien, représente une tentative de renforcement significatif des capacités d’intervention, dans l’objectif de rétablir un minimum de stabilité et de soutenir les institutions haïtiennes fragilisées.


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