Médecins Sans Frontières (MSF) dresse un constat alarmant sur l’ampleur des violences sexuelles à Port-au-Prince. Dans un rapport publié le mardi 27 janvier 2026, l’organisation humanitaire révèle avoir pris en charge, au cours de l’année 2025, en moyenne plus de 250 femmes et filles victimes de violences sexuelles et sexistes chaque mois à la clinique Pran Men’m.
Selon MSF, de nombreux cas documentés font état d’agressions perpétrées par plusieurs individus agissant de manière coordonnée et préméditée, ce qui accentue la gravité des violences subies. La responsable de MSF en Haïti, Diana Manilla Arroyo, souligne que le nombre de victimes a triplé par rapport à l’année 2021, période durant laquelle environ 95 cas mensuels étaient recensés.
L’organisation met particulièrement en garde contre la vulnérabilité accrue des femmes et des filles déplacées. Vivant souvent dans des conditions précaires, ces dernières sont davantage exposées aux violences, dans un contexte marqué par un accès limité aux mécanismes de protection et à l’information. La peur, l’insécurité permanente et le manque de ressources constituent des obstacles majeurs à leur prise en charge rapide.
Face à cette situation, MSF affirme poursuivre ses efforts à la clinique Pran Men’m afin de réduire les risques et répondre aux besoins urgents des victimes. L’organisation offre un accompagnement médical et psychosocial complet, incluant des soins adaptés et un suivi individualisé.
MSF appelle par ailleurs à un renforcement des mesures de protection et à une mobilisation accrue des acteurs nationaux et internationaux pour endiguer cette crise silencieuse qui affecte gravement les femmes et les filles en Haïti.


Taux de change





