Hausse du carburant, coût de la vie en flèche : le MAST aux abonnés absents

Hausse du carburant, coût de la vie en flèche : le MAST aux abonnés absents

Dans un contexte de crise humanitaire aiguë, la prise de fonction de Marc-Élie Nelson à la tête du ministère des Affaires sociales et du Travail (MAST) suscite déjà de vives interrogations. Le nouveau ministre est confronté à une décision gouvernementale lourde de conséquences : l’augmentation du prix des carburants à la pompe, officiellement justifiée par les tensions au Moyen-Orient. Une mesure qui, dans un pays comme Haïti, se traduit mécaniquement par une flambée du coût de la vie.

Face à cette réalité, le silence du MAST est assourdissant. Alors que des milliers de familles peinent à se nourrir, se loger ou se soigner, aucune initiative structurée, aucun programme d’envergure n’a été annoncé jusqu’à présent pour amortir le choc. Le ministère, censé incarner la solidarité nationale, semble réduit à un rôle secondaire, voire décoratif. Pire encore, Marc-Élie Nelson donne l’impression de se confondre avec un simple relais administratif du Fonds d’assistance économique et sociale.

Cette inertie alimente un malaise plus profond : celui d’un système où les nominations semblent répondre davantage à des logiques d’allégeance qu’à des critères de compétence. Les rumeurs persistantes autour de l’influence d’anciens sénateurs dans la désignation du ministre jettent une ombre sur son indépendance. Comment défendre les plus vulnérables lorsque l’on est redevable à des intérêts politiques ?

Pendant ce temps, le gouvernement dirigé par Alix Didier Fils-Aimé appelle à la relance économique et à la justice sociale. Mais ces objectifs restent lettre morte sans une action forte du MAST. En l’absence de réponses concrètes, la promesse de justice sociale se transforme en slogan creux, et la population, elle, continue de payer le prix fort.

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