Indian Wells : Monfils en légers progrès, mais…

Indian Wells : Monfils en légers progrès, mais…

Le numéro un français n’a pas existé face à l’Allemand Alexander Zverev cette nuit en 8e de finale du Masters 1000 californien. Tout sauf une surprise.

Fort contre les faibles et faible contre les forts. Voilà qui résume parfaitement le niveau actuel du numéro un français. Cette nuit à Indian Wells, il n’est resté qu’une heure sur le court lors d’un 8e de finale de Masters 1000 à sens unique. Le temps de subir une petite correction de la part d’Alexander Zverev, tête de série 3 (6-1, 6-3). Le demi-finaliste de l’US Open, vainqueur de vingt de ses vingt et un derniers matches, a notamment brillé au filet (19 points gagnés sur 25 apparitions) et au service (76% de points gagnés derrière ses premières balles).

Je l’ai senti beaucoup plus solide que moi. Je n’ai pas réussi à lui faire mal

Gaël Monfils après sa défaite

Monfils, de son côté, ne s’est procuré qu’une seule balle de break, non convertie, dans la deuxième manche à 2-2 et accumulé les fautes directes. Impuissant, il a résumé dans des propos rapportés par l’Equipe. « Je ne suis pas bien rentré dans le match, mais lui, il était bien. Il a su se relâcher plus vite que moi. Et c’est rapidement devenu un rouleau compresseur. Il n’a pas eu de trou d’air. Je l’ai senti beaucoup plus solide que moi. Je n’ai pas réussi à lui faire mal. Il a été vraiment plus fort que moi. Il est solide il fait des changements de rythme, il se déplace très bien. Le mec, c’est la crème de la crème. Il m’a écrasé. Plus j’arriverai à jouer ces gars-là, plus je pourrai les accrocher un peu plus. »

Barbancourt

le rhum des connaisseurs

Aucune victoire contre un top 10 depuis février 2019

Le Parisien n’avait pourtant jamais perdu en trois rencontres contre Alexander Zverev (dernier duel en 2016), Mais le Zverev de 2021 n’a plus rien à voir avec le jeune espoir de 2016 et Monfils, 35 ans, est loin d’évoluer au niveau d’il y a cinq ans, quand il avait atteint la 6e place mondiale, son meilleur classement en carrière. Il n’a ainsi plus battu de joueur classé dans le top 10 depuis… deux ans et demi (succès contre Marin Cilic au premier tour de Dubaï). Une éternité.

Alors, oui, l’année se termine mieux qu’elle n’avait commencé pour le Français. En larmes, en février lors de l’Open d’Australie après son élimination piteuse au 1er tour contre le Finlandais Emil Ruusuvuori, alternant durant six mois, éliminations au premier ou au deuxième tour sur le circuit. Sorti au 2e tour à Roland-Garros et à Wimbledon, Monfils a retrouvé un peu de confiance cet été (quarts de finale à Toronto, 8es à Cincinnati et 3e tour à l’US Open). Une petite embellie confirmée en ce début d’automne à Metz (demi-finales) et Sofia (finale). Mais ne parlons pas d’été indien pour autant. S’il a battu sans trembler des seconds couteaux pour lui permettre de remporter enfin plus de deux rencontres consécutives, il a calé contre les tops 20 (défaite serrée contre Carreno Busta à Metz) et correction subie contre Sinner à Sofia. Contre ce dernier, le numéro un français n’avait jamais existé. Comme contre Zverev cette nuit.

Avant d’affronter l’Allemand, il déclarait : « Plus j’en joue, plus j’espère les titiller. Pourquoi pas essayer de les battre, tout simplement ? J’ai joué récemment Rublev, Sinner, là c’est Zverev, un gros match. Je vais essayer d’être plus agressif, c’est sûr. Et essayer de mieux servir». Raté. Le numéro un français a maintenant l’occasion de briller à domicile à Paris-Bercy dans trois semaines. Un Masters 1000 parisien qu’il n’a disputé qu’à une reprise lors des cinq dernières éditions. Il peut encore espérer de terminer numéro un français à la Race 2021. Maigre consolation. La « Monf’ » n’est actuellement que 49ème à la Race, derrière Benjamin Bonzi, 48ème, et Ugo Humbert 41ème. Très, très loin du gratin mondial, à l’image du tennis français moribond.

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