Inquiet des retombées de la grève des magistrats, l’OPC sollicite la mise sur pied d’une cellule d’urgence

Inquiet des retombées de la grève des magistrats, l’OPC sollicite la mise sur pied d’une cellule d’urgence

L’office de la protection du citoyen confirme, dans un communiqué de presse, avoir été sollicité formellement par les dirigeants des associations de magistrats pour faciliter les négociations autour de la grève lancée pour protester contre l’arrêté du 11 février renvoyant à la retraite trois (3) juges de la cour de cassation et la sanction infligée à l’encontre du greffier Christophe Lésperance.

Selon le protecteur du citoyen, Renan Hedouville, l’OPC s’est empressé de répondre favorablement à cette requête dans la mesure où la négociation, conformément aux principes généraux dans le domaine du travail, constitue l’option la plus efficace et la plus durable en matière de gestion des conflits de travail.

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Dans cette lignée, l’OPC s’est fait le devoir de tenir plusieurs audiences avec le ministre de la justice (représentant du gouvernement) habilité et mandaté à discuter sur cette question.

Aussi, poursuit-il , l’OPC a sollicité une audience avec le président de la cour de cassation qui, malheureusement, a décliné en précisant que « les juges de la cour de cassation frappés par l’arrêté du 11 février ont exercé un recours par devant la cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSCCA). Ainsi, suivant le déroulement de ce recours, c’est par devant la cour de cassation que cette affaire sera portée, en dernier lieu pour décision finale. Donc, le président de la cour de cassation « se voit en sa qualité de magistrat d’observer son droit de réserve particulièrement dans cette situation …», rapporte le protecteur du citoyen.

Analysant ces données, l’OPC se dit en mesure d’affirmer que la solution à cette crise revêt une dimension juridico-politique et l’action introduite par devant la CSCCA par la juge Wendelle Coq Thelot (frappée par par l’arrêté du 11 février 2021) risque de perdurer au niveau de cette juridiction avec des conséquences néfastes sur les personnes en détention préventive prolongée.

Dans l’intervalle, l’OPC tient à informer, qu’au niveau du MJSP, son titulaire Rockfeller Vincent, évite de s’immiscer dans l’affaire affirmant qu’elle est pendante par devant la (CSCCA) mais accepte de discuter sur la décision prise à l’encontre du greffier Christophe Lésperance.

Fort de ces considérations, Renan Hedouville affirme que l’OPC tout en voulant respecter les revendications exprimées lors de la rencontre du vendredi 26 mars 2021 avec les représentants des différentes associations de magistrats, se fait le devoir de solliciter au nom des milliers de personnes en situation de détention préventive prolongée particulièrement celle qui sont malades, la mise sur pied d’une cellule d’urgence aux fins de traiter les cas nécessitant une décision judiciaire urgente.

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