Le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) a dénoncé, dans un rapport publié ce lundi 17 mars, la recrudescence des attaques violentes contre les médias en Haïti, orchestrées par le groupe armé «Viv Ansanm». Entre le 12 et le 16 mars 2025, au moins trois stations ont été attaquées, dont la Radio Télévision Caraïbes (RTVC), incendiée et pillée.
Depuis un an, les gangs, en toute impunité, ciblent les journalistes et leurs institutions. Le RNDDH rappelle que quatre médias ont été détruits, deux journalistes assassinés et plusieurs autres blessés ou enlevés. Il cite notamment l’attaque contre Le Nouvelliste en avril 2024 et l’assassinat de Marckenzy Nathoux et Jimmy Jean en décembre dernier.
Le rapport souligne également la responsabilité des autorités haïtiennes, critiquant leur inaction face à l’escalade de la violence. Ni la Police nationale d’Haïti ni la Mission multinationale d’appui à la sécurité ne parviennent à contenir la menace. Pire encore, des agents corrompus sont accusés de collusion avec les gangs.
Face à cette situation alarmante, le RNDDH appelle à des mesures urgentes pour protéger les journalistes et garantir la liberté de la presse, un pilier fondamental de la démocratie haïtienne. Il avertit que sans intervention immédiate, le pays risque de sombrer dans un chaos irréversible.


Taux de change





