Journal d'Haïti et des Amériques – Haïti et l’ONU, quelle relation après l’assassinat du président?

Journal d'Haïti et des Amériques – Haïti et l’ONU, quelle relation après l’assassinat du président?

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Samedi 17 juin 2021, le CORE Group et l’ONU ont pris position en faveur d’Ariel Henry pour former un gouvernement en Haïti. Une annonce après laquelle Claude Joseph, le Premier ministre intérimaire qui assurait le pouvoir depuis l’assassinat du prédisent Moïse, le 7 juillet, a démissionné et Ariel Henry a pris sa place. En Haïti, certains dénoncent un Premier ministre choisi par l’ONU.

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La question de la gouvernance a été évoquée aux Nations unies dans les premières heures qui ont suivi l’assassinat de Jovenel Moïse, nous rappelle notre correspondante à l’ONU Carrie Nooten. La position la plus raisonnable pour laquelle optaient alors les diplomates en attendant le retour de l’ordre, c’était de dire qu’il fallait respecter le choix de Jovenel Moïse et donc de soutenir Ariel Henry, choisi deux jours avant la mort du chef de l’État. L’ONU comme les États-Unis qui poussent au maintien des scrutins présidentiels et législatifs, le 26 septembre 2021, tel que cela avait été annoncé.

  • À Cap-Haïtien, les préparatifs pour les funérailles nationales de Jovenel Moïse

Les hommages ont commencé à être rendus au président assassiné, Jovenel Moïse. Une messe a lieu ce jeudi 22 juillet en l’église St Pierre de Petion-Ville à Port-au-Prince. Mais, c’est surtout à Cap-Haïtien que cela se passe. À la veille des funérailles nationales prévues vendredi 23 juillet, une messe dite patriotique sera chantée en la cathédrale de la ville. Cap-Haïtien où règne une certaine tension. Léon Charles, le chef de la Police qui y est arrivé hier (21 juillet) a été la cible de jets de pierres, comme nous le raconte le rédacteur en chef du Nouvelliste Frantz Duval, avec lequel nous évoquons aussi les critiques émises par une partie de l’opposition politique et civile au nouveau gouvernement Henry.

  • L’Ouest américain ravagé par les feux

Le plus gros, le Bootleg Fire, se situe dans l’Oregon. En deux semaines, il a brûlé 162.000 hectares, selon la presse locale, soit l’équivalent de la ville de Los Angeles. Deux bâtiments ont été détruits en Californie et le Dixie Fire en menace 800 autres selon les pompiers. Il s’éloigne désormais de la ville de Paradise, déjà ravagée les flammes en 2018, et prend la direction du lac Almanor, où se trouvent d’autres maisons et cabanes, précise le quotidien. Les panaches de fumée ont pris une telle ampleur qu’ils provoquent maintenant une brume jusqu’à la côte Est. Une statue de la Liberté noyée dans ce smog s’affiche en Une du site Axios.

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