Journée mondiale de la liberté de la presse: Procès simulé sur la sécurité des journalistes et le cas des journalistes assassinés

Journée mondiale de la liberté de la presse: Procès simulé sur la sécurité des journalistes et le cas des journalistes assassinés

Le Bureau de l’Organisation des Nations-Unies pour l’éducation, la Science et la culture (UNESCO) en Haïti a organisé, ce mardi 3 mai, à l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse, en collaboration avec le Barreau de l’ordre des avocats de Port-au-Prince et le Haut commissariat pour les Réfugiés (HCR), un procès simmulé sur la sécurité des journalistes et le cas des journalistes assassinés.

Cette activité s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’action des Nations-Unies relatif aux actes d’impunité, d’insécurité dont font l’objet les journalistes, à en croire le Chargé de Bureau de l’Unesco, Elmedi Ag-Muphtah, qui intervenait par visioconférence.

Selon M. Ag-Muphtah, ce procès simulé est très significatif vu que les journalistes, en Haïti, sont exposés à toute sorte de violation de droits humains dans l’exercice de leurs fonctions.

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« Ce procès simulé est d’autant plus important, qu’il se situe dans le cadre d’une action de sensibilisation des pouvoirs publics et de la population en général sur la nécessité de prévenir et punir les crimes commis contre les journalistes mais aussi de rappeler x acteurs la dimension primordiale de la liberté de la presse et la liberté d’expression dans la sauvegarde de la démocratie et l’état de droit en Haïti », a soutenu M. Ag-Muphtah.

De son côté, le représentant du Haut-Commissariat des Nations Unies, Arnaud Gustave Royer, a mis l’accent sur le rôle cruciale que joue la presse dans la préservation de la démocratie en Haïti.

« Si pa gen jounalis, pa gen demokrasi. Chak menas kont yon jounalis se yon menas kont libète w », a-t-il soutenu.

Le Secrétaire général de l’Association des Journalistes Haïtiens (AJH) Jacques Desrosiers, quant à lui, dit entrevoir, à travers ce procès simulé, une lueur d’espoir dans le cadre des démarches judiciaires enclenchées en vue de réclamer justice en faveur des journalistes victimes de l’impunité qui règne en Haïti.

Les travailleurs de la presse ne sont pas exempts de la vague d’insécurité qui règne dans le pays. Au cours des deux premiers mois de l’année, trois journalistes : Amady John Wesley, Wilguens Louissaint et Maxhilien Lazarre ont été assassinés les 6 janvier et 23 février dernier.

Soulignons que cette journée est célébrée cette année autour du thème: « Le journalisme sous l’emprise du numérique ».

Gladimyr GALETTE

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