Justice: Conflit terrien à Ouanaminthe, la SOS Démocratie attire l’attention du Premier ministre

Justice: Conflit terrien à Ouanaminthe, la SOS Démocratie attire l’attention du Premier ministre

S’il est vrai que la Compagnie de Développement Industriel (CODEVI) offre des milliers d’emplois dans le département du Nord’Est, elle s’est, toutefois, accaparée des territoires des paysans de manière déloyale, a fait savoir SOS Démocratie. Voilà pourquoi, elle (l’organisation SOS Démocratie) invite les autorités étatiques à se prononcer sur la question.

«SOS-DÉMOCRATIE vous présente ses compliments et saisit l’occasion pour attirer votre attention sur un conflit terrien entre la Compagnie de Développement Industriel(CODEVI) et les cultivateurs de la Plaine Haut – Maribaroux de Ouanaminthe », lit-on dans une correspondance de SOS Démocratie adressée au chef du gouvernement.

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En effet, selon l’organisme de défense des droits de l’homme, la CODEVI, avec la complaisance et la complicité du pouvoir exécutif “Lavalas” de l’époque (2002-2003), s’est accaparée, de manière arbitraire, de plusieurs carreaux de terres des paysans de Ouanaminthe.

Une dizaine d’années après, ces derniers (les paysans) ont entamé une démarche afin de récupérer leurs propriétés. La CODEVI, utilisant le couloir de l’Etat haïtien veut les garder.

«Pour s’installer dans la région, en 2002-2003, la CODEVI, avec le support du pouvoir d’alors, avait chassé environ 184 familles et treize (13) ans plus tard, soit en 2016, sous l’administration de Jocelerme PRIVERT, elle a entrepris des démarches et bénéficié d’un nouveau statut de fermier de l’État haïtien pour pouvoir s’étendre sur la plaine Haut Maribaroux, deuxième plaine agricole la plus vaste et la plus importante du pays, après celle de l’Artibonite. Maintenant, voulant passer à l’action, la CODEVI s’est cachée derrière la Direction Générale des Impôts (DGI) pour expulser les paysans, interdire de nouvelles plantations et faire place au béton, alors qu’entre-temps, le pays est en train d’être nourri en grande partie par la République Dominicaine, pays d’origine de la zone franche en question », mentionne la correspondance de SOS Démocratie.

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