« La constitution de 1987 a fait son temps », tranche Jovenel Moïse

« La constitution de 1987 a fait son temps », tranche Jovenel Moïse

À l’occasion du 34e anniversaire de la constitution de 1987, l’actuel occupant du palais national, Jovenel Moïse, a tenté de démontrer la nécessité de changer la loi-mère du pays.

« La Constitution de 1987 a consacré de nombreux acquis, mais a fait son temps. Il faut avoir le courage d’en adopter une autre qui, à travers des dispositions futuristes, conduira Haïti vers un régime politique plus équilibré et moins susceptible de provoquer de l’instabilité », a-t-il tweeté.

Barbancourt

le rhum des connaisseurs

Le chef de l’État en a profité
pour saluer le travail remarquable du CCI pour l’élaboration du projet de la nouvelle Constitution.

« Aucun sacrifice n’est trop grand pour Haïti. L’heure du ralliement a enfin sonné », a-t-il dit.

Entre-temps, plusieurs secteurs de la vie nationale ont organisé les 28, 29 mars deux journées de mobilisation pour dénoncer “la dictature que Jovenel Moïse veut établir dans le pays”.

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  • Antoine Langomier
    31 mars 2021, 20:15

    En désespoir de cause, Jovenel Moise ne sait pas à quel saint se vouer. La Constitution de 1987 n’a pas fait son temps. Ce n’est pas la Constitution de 1987 qui avait demandé à Jovenel Moise de prolonger le mandat d’un Tiers du Sénat, au lieu d’organiser des élections. Dans la même veine, ce n’est pas la Constitution qui avait demandé à Jovenel Moise de pas permettre au CE Provisoire Permanent d’organiser des élections pour les postes vacants dans les deux chambres.

    Dans ses œuvres, un Martelly allait créer le sénateur Antonio Cheramy. Ce dernier profitait de sa prolongation au Sénat en vue de fonder, "Matrice Libération," pour empêcher à l’apprenti sorcier Jovenel Moise de réussir dans son faux référendum et d’organiser des élections pour les partis politiques satellites du PHTK (Parasol, Noupared, Panspra, Bouclier…, Alliance démocratique Contre la Transition et Kid).

    Le méchant fait souvent une œuvre qui le trompe. En voulant imiter le tipaskout René Preval, Jovenel Moise s’est mêlé les pieds. Preval avait un avantage, avant de dégainer son fusil en bois sur la constitution, il mettait en place tout un dispositif. Il avait la quasi-totalité de la "société civile" sous ses bras. En guise d’exemple, il mettait dans le même panier un Claude Moise… et Charles Suffrard.

    À ce moment, Claude Moise n’hésitait pas à jeter chez Madame Victor son livre, "Constitutions et luttes de pouvoir en Haïti." De son côté, Charles Suffrard ne demandait pas à son patron Preval d’activer le dossier du journaliste Jean Léopold Dominique. À l’instar des autres membres des commissions présidentielles en veux-tu en voilà, Suffrard était très content de faire un peu d’argent, tout en disant, "laissons les morts, ensevelir les morts." Tout moun te lage ko’ yo nan "naje pou soti."

    À part ses démêlés avec la justice avant d’accéder au Palais National, Jovenel Moise traîne sous ses bras le passif de Martelly. Ce n’est pas sans raison, Jovenel Moise a échoué dans ses différentes tentatives, des "états généraux sectoriels"… à la "caravane du changement."

    Avec son clan au sein de l’oligarchie et le "Core Group," Jovenel Moise fonce avec son référendum volè gramè et impunité. Pas de jugement pour les Petrodilapidateurs et l’annulation des "décrets en folie." La "société civile" qui était acquise à la cause de Preval dans le cadre du Système, empêche à Jovenel Moise d’enfoncer le pays davantage dans la voie du "shithole." Jusqu’à présent la stratégie s’est révélé payante, des manifestations programmées et improvisées à n’en plus finir. À malin, malin et demi.

    OQHI

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