La production de zinc ralentie par les coûts de l’électricité

La production de zinc ralentie par les coûts de l’électricité

Publié le : 15/10/2021 – 00:03

Le zinc a connu une poussée de fièvre sur les marchés suite à l’annonce de l’arrêt partiel des activités du raffineur belge Nyrstar. Un ralentissement de production lié au coût de l’électricité.

Barbancourt

le rhum des connaisseurs

Le marché n’a pas tardé à réagir. Dès que le géant Nyrstar a annoncé qu’il baissait de moitié son activité dans ses trois fonderies européennes de zinc, le prix du métal s’est envolé. À la bourse des métaux de Shanghai, les contrats de zinc vendus pour le mois novembre sont passés par un pic à 3 720 dollars la tonne, le plus haut depuis 14 ans. À la bourse des métaux de Londres, les contrats pour la vente de zinc dans trois mois ont retrouvé leur niveau de 2018. 

Des prix élevés malgré un marché excédentaire

La baisse de production décidée par le groupe belge est liée au coût de l’électricité. « Il n’est plus économiquement viable de faire tourner la production à pleine capacité », explique Nyrstar. Cette décision de ralentir l’activité s’ajoute aux interruptions qui ont eu lieu ces derniers mois dans plusieurs fonderies chinoises. Le tout dans un contexte où le stock physique à la bourse de Londres (LME – London Metal exchange) est au plus bas depuis janvier. 

L’envolée des prix reflète une inquiétude certaine du marché face à la baisse d’activité des fonderies mais comme pour d’autres matières premières, l’intégralité de la hausse est difficile à expliquer. Car le contexte général n’est pas mauvais pour ce métal. L’offre en zinc est en effet excédentaire, d’après le groupe international d’étude sur le plomb et le zinc (ILZSG). Le marché devrait connaître un surplus de plus de 200 000 tonnes cette année – surplus qui baissera à 44 000 tonnes pour 2022. 

Le zinc future alternative au lithium pour les batteries ?

Les États-Unis, l’Inde, l’Australie et le Mexique devraient être les moteurs de la croissance de la production de zinc d’ici 2025, selon le cabinet d’analyse GlobaData. Très utilisé pour protéger les aciers de la corrosion, le zinc intéresse aujourd’hui ceux qui travaillent sur le stockage d’énergie. Plus commun et mieux réparti sur la planète que le lithium, le zinc pourrait en effet entrer demain dans la composition d’une nouvelle génération de batterie. À condition que son prix ne se maintienne pas à des sommets. 

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