Sommet de l’ASEAN: «le Pacifique reste au cœur de la politique étrangère de Biden»

Joe Biden remet le cap sur l’Asie. Malgré la guerre en Ukraine, le président américain replace l’Indo Pacifique au cœur de sa politique étrangère. Il accueille ces 12 et 13 mai 2022, à la Maison Blanche, les dirigeants de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (ASEAN) en sommet spécial.

Le président des États-Unis replace l’Asie au centre de ses préoccupations. Pour la première fois depuis la création de l’ASEAN, il reçoit à Washington, à la Maison Blanche, les représentants des pays qui composent l’Association des Nations d’Asie du Sud-Est (Indonésie Vietnam, Philippine, Cambodge, Laos, Thaïlande, Malaisie, Singapour, Brunei). Seule la Birmanie, théâtre d’un coup d’état militaire en 2021 est absente du rendez-vous. Joe Biden cherche avant tout à réaffirmer les intérêts des États-Unis dans cette région au cœur des tensions avec la Chine. « L’objectif numéro un de Joe Biden est de lutter contre l’ascension des revendications chinoises dans la région indo-pacifique, c’est au cœur de sa politique étrangère », note notre invité Jonathan Paquin, chercheur et professeur au Département de Sciences politiques de l’Université Laval à Québec. Pour cela, « le président américain cherche à intensifier les relations bilatérales, à sonder l’intérêt des pays à se rapprocher des États-Unis », note Jonathan Paquin. Mais, souligne le chercheur : « l’Asean est une organisation très décentralisée, qui pratique une ambivalence stratégique », le seul élément que tous ces pays ont en commun, insiste-t-il « c’est leur volonté de réduire les tensions entre la Chine et les États-Unis, craignant un embrasement de la région, c’est ce qu’ils cherchent à éviter à tout prix ». Dès hier (12 mai) la Maison Blanche a d’ores et déjà annoncé des initiatives pour un montant global de 150 millions de dollars dans le secteur maritime, dans les énergies propres. Le signe selon Jonathan Paquin « d’ une administration qui cherche à démontrer qu’elle aussi participe au développement de l’Asean dans un contexte où c’est la Chine qui investit le plus dans cette région du monde ».

 

 
À Chili, la mort de la journaliste Francisca Sandoval
Blessée par balle, lors de violences survenues en marge des manifestations du 1er mai 2022, à Santiago du Chili, la journaliste Francisca Sandoval est décédée le 12 mai 2022 à l’hôpital où elle était soignée. Lors d’échauffourées entre des personnes présentes en marge du rassemblement et des commerçants de rue, trois personnes, deux femmes et un homme, avaient été blessées par arme à feu le 1er mai dernier. La jeune journaliste avait reçu une balle dans la tête provoquant une hémorragie cérébrale. La semaine dernière, trois auteurs présumés de la fusillade ont été arrêtés et celui suspecté d’avoir tiré sur la journaliste a été placé en détention provisoire pour homicide involontaire et possession illégale d’armes à feu. Le président de gauche Gabriel Boric a exprimé ses condoléances à la famille de la défunte. La nouvelle de son décès a poussé des personnes à se réunir pour des veillées avec bougies et photos dans plusieurs points de la capitale. Des groupes de personnes, la tête couverte d’une capuche, ont aussi dressé des barricades et coupé la circulation sur la place d’Italie, l’épicentre du mouvement social depuis 2019, au cœur de Santiago.

 

 
La Colombie autorise le suicide assisté pour les malades
Une première en Amérique latine : la Cour constitutionnelle de Colombie a autorisé hier (12 mai 2022) le suicide assisté par médicament pour les malades, sous la supervision d’un médecin. Par un vote de six juges contre trois, la Cour a ainsi abrogé un article du Code pénal punissant de 12 à 36 mois toute personne fournissant une aide au suicide, et «empêchant un médecin de fournir l’aide nécessaire à une personne qui, dans l’exercice de son autonomie personnelle, choisit de mourir dans la dignité». La Colombie, où l’euthanasie est déjà légale depuis 1997, devient ainsi le premier pays d’Amérique latine à autoriser le suicide assisté pour les patients souffrant d’une maladie grave ou incurable : le malade pourra désormais s’administrer un produit létal, sous la supervision d’un médecin qui ne risque plus aucune peine. La législation colombienne continue cependant de punir jusqu’à 9 ans de prison « quiconque incite ou aide » à mettre fin à la vie d’une personne en « souffrances intenses » en raison d’un préjudice corporel ou d’une maladie.

Joe Biden remet le cap sur l’Asie. Malgré la guerre en Ukraine, le président américain replace l’Indo Pacifique au cœur de sa politique étrangère. Il accueille ces 12 et 13 mai 2022, à la Maison Blanche, les dirigeants de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (ASEAN) en sommet spécial.

Le président des États-Unis replace l’Asie au centre de ses préoccupations. Pour la première fois depuis la création de l’ASEAN, il reçoit à Washington, à la Maison Blanche, les représentants des pays qui composent l’Association des Nations d’Asie du Sud-Est (Indonésie Vietnam, Philippine, Cambodge, Laos, Thaïlande, Malaisie, Singapour, Brunei). Seule la Birmanie, théâtre d’un coup d’état militaire en 2021 est absente du rendez-vous. Joe Biden cherche avant tout à réaffirmer les intérêts des États-Unis dans cette région au cœur des tensions avec la Chine. « L’objectif numéro un de Joe Biden est de lutter contre l’ascension des revendications chinoises dans la région indo-pacifique, c’est au cœur de sa politique étrangère », note notre invité Jonathan Paquin, chercheur et professeur au Département de Sciences politiques de l’Université Laval à Québec. Pour cela, « le président américain cherche à intensifier les relations bilatérales, à sonder l’intérêt des pays à se rapprocher des États-Unis », note Jonathan Paquin. Mais, souligne le chercheur : « l’Asean est une organisation très décentralisée, qui pratique une ambivalence stratégique », le seul élément que tous ces pays ont en commun, insiste-t-il « c’est leur volonté de réduire les tensions entre la Chine et les États-Unis, craignant un embrasement de la région, c’est ce qu’ils cherchent à éviter à tout prix ». Dès hier (12 mai) la Maison Blanche a d’ores et déjà annoncé des initiatives pour un montant global de 150 millions de dollars dans le secteur maritime, dans les énergies propres. Le signe selon Jonathan Paquin « d’ une administration qui cherche à démontrer qu’elle aussi participe au développement de l’Asean dans un contexte où c’est la Chine qui investit le plus dans cette région du monde ».

 

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À Chili, la mort de la journaliste Francisca Sandoval
Blessée par balle, lors de violences survenues en marge des manifestations du 1er mai 2022, à Santiago du Chili, la journaliste Francisca Sandoval est décédée le 12 mai 2022 à l’hôpital où elle était soignée. Lors d’échauffourées entre des personnes présentes en marge du rassemblement et des commerçants de rue, trois personnes, deux femmes et un homme, avaient été blessées par arme à feu le 1er mai dernier. La jeune journaliste avait reçu une balle dans la tête provoquant une hémorragie cérébrale. La semaine dernière, trois auteurs présumés de la fusillade ont été arrêtés et celui suspecté d’avoir tiré sur la journaliste a été placé en détention provisoire pour homicide involontaire et possession illégale d’armes à feu. Le président de gauche Gabriel Boric a exprimé ses condoléances à la famille de la défunte. La nouvelle de son décès a poussé des personnes à se réunir pour des veillées avec bougies et photos dans plusieurs points de la capitale. Des groupes de personnes, la tête couverte d’une capuche, ont aussi dressé des barricades et coupé la circulation sur la place d’Italie, l’épicentre du mouvement social depuis 2019, au cœur de Santiago.

 

 
La Colombie autorise le suicide assisté pour les malades
Une première en Amérique latine : la Cour constitutionnelle de Colombie a autorisé hier (12 mai 2022) le suicide assisté par médicament pour les malades, sous la supervision d’un médecin. Par un vote de six juges contre trois, la Cour a ainsi abrogé un article du Code pénal punissant de 12 à 36 mois toute personne fournissant une aide au suicide, et «empêchant un médecin de fournir l’aide nécessaire à une personne qui, dans l’exercice de son autonomie personnelle, choisit de mourir dans la dignité». La Colombie, où l’euthanasie est déjà légale depuis 1997, devient ainsi le premier pays d’Amérique latine à autoriser le suicide assisté pour les patients souffrant d’une maladie grave ou incurable : le malade pourra désormais s’administrer un produit létal, sous la supervision d’un médecin qui ne risque plus aucune peine. La législation colombienne continue cependant de punir jusqu’à 9 ans de prison « quiconque incite ou aide » à mettre fin à la vie d’une personne en « souffrances intenses » en raison d’un préjudice corporel ou d’une maladie.

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